Un premier crématorium pour animaux en projet à La Réunion

Alors que La Réunion ne dispose d’aucune structure dédiée pour accompagner la perte d’un animal de compagnie, un chef d’entreprise souhaite créer le premier crématorium animalier de l’île.
“Quand son animal de compagnie décède, c’est un peu la double peine”, déplore Christophe Bigo. Ce chef d’entreprise porte depuis plus d’un an le projet d’ouvrir un crématorium pour animaux, le premier de l’île. “Perdre son animal est une lourde épreuve qui est accentuée par le fait qu’ici, nous ne disposons pas de ce service”, explique cet “amoureux des animaux”.
À ce jour, La Réunion ne dispose d’aucun équipement de ce type. Lorsqu’un animal décède, il est confié à l’équarrissage et incinéré collectivement. Faute d’alternative, de nombreux propriétaires choisissent d’enterrer leur animal dans leur jardin, une pratique pourtant interdite pour des raisons sanitaires, tout comme le fait de jeter la dépouille dans une poubelle, un égout ou tout autre lieu.
“Un projet d’utilité publique”
Pour répondre à ce manque, le chef d'entreprise veut lancer une nouvelle société : Mémorial Animal Réunion. Une SAS en cours de création qui ambitionne de proposer un service funéraire digne pour les animaux de compagnie. Mais le parcours est semé d’embûches. Si les fonds sont déjà réunis, le projet se heurte à la difficulté d’obtenir un terrain adapté.

“Nous pensons avoir trouvé la parcelle idéale à Saint-Pierre. Une parcelle éloignée des habitations”, confie Christophe Bigo, qui ne baisse pas les bras malgré le manque de soutien des pouvoirs publics jusqu'à présent. “C’est un projet monté avec des fonds privés mais qui est d’utilité publique”, insiste-t-il.
Le crématorium prévoit de récupérer les dépouilles, de les incinérer individuellement, puis de remettre l’urne contenant les cendres aux propriétaires. Le site comprendra également un espace d’accueil et de recueillement. “La perte d’un animal, devenu un membre de la famille, peut être très douloureuse, et cet espace peut initier le travail de deuil”, rappelle le porteur du projet.
Outre sa dimension symbolique, l’activité pourrait générer quatre à cinq emplois. Christophe Bigo espère désormais obtenir rapidement le foncier et toutes les autorisations nécessaires pour concrétiser son projet.


