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Un feu d’artifices sur un champ de ruines

Ca y est, comme le beaujolais nouveau il est arrivé. Enfin ! Soulagement et fébrilement intense !
Ecrit par zinfos974 – le jeudi 30 septembre 2010 à 17H15

Enfin ! Soulagement et fébrilement intense ! C’est surnommé et dit, c’est répété, c’est promis juré craché on n’y reviendra plus, la France s’engage furieusement sur l’itinéraire de traverse de la baisse du déficit bon je sais c’est presque pire qu’un pèlerinage de saint jacques de Compostelle ou d’un Paris Jérusalem à patte de canard , bon ils ont soit disant opté en direction de la pente tordue de la sobriété, la réapparition à la rigueur et les budgets taillés au cordeau de maçon "pas ceux que vous pensez les autres" !
Vite, vite, vite 3 fois passons en inspection les troupes ce que la pignouferie de presse nous en expose, ce sinueux virage à 180 ° historique jacobin mérite qu’on s’y attarde un instant !

http://www.lepoint.fr/la-france-s-engage-sur-le-chemin-de-la-baisse-du-deficit-29-09-2010-1242846_19.php

Et pour de le sens Historique du terme , c’est du très lourd avec des poils et de la sueur de sanglier corse ! Du qui travaille au corps et qui sent bon l’eau de Cologne, qui laisse une amertume des vieux souvenir un peu comme les heures les plus sombres de notre histoire anachronique budgétaire.
Mais jugez plutôt sur différents morceaux : à lire les passionnantes notules de journaleux festifs de gauche qui émaillent les torchons, surotu lorsqu’ils s’attaquent à la tâche par la face Nord, la plus rocailleuse du K2 , à la pente la plus raide, celle sur laquelle tant de ministres se sont lamentablement ramassés en s’écrasant – schplaf et schracht – suite à un faux pas fatal. J’ invoque ceci présentement :
"La France s’engagera l’an prochain sur une trajectoire de réduction inédite de son déficit, qui a atteint un niveau record en raison de la crise."
Le astéroïde France seul dans l’Univers impitoyable , lancé à fond de train sans frein par une odieuse crise hideuse et vraiment pas belle, va faire dans hyperespace temps pour une trajectoire sévère à vouloir viser une réduction un tantinet couillue de déficit. On sent les ministres le cul serrer saisir entre leurs cuisses musclées le véritable projectile qu’est devenu le pays dans leurs menottes expertes, et le diriger d’un léger balancement de hanches cadencé , la poigne virile rivée sur le guidon d’un sprinter de contre la montre, vers le prochin tournant acéré de la rigueur qui l’entraînera ensuite sur l’autoroute de la croissance reconquise.
C’est beau comme l’apparition des mouches au printemps.

Et en chiffres, c’est encore plus lyrique pour l’enthousiasme: plutôt que de gober le macadam à 7.7% de déficits, on va le mâchouiller aimablement à 6%, après un effort historique vous dis-je et selon le pouvoir Jacobin de droite /gauche ou l’inverse.
La question qui brûlerait perfidement toutes les lèvres, c’est comment un tel essaim de clowns est-il parvenu à une conséquence pareille ? Eh bien la lecture des multiples articles consacrés à la performance apporte une réponse en confirmés sur certains points :
Primo : l’on s’achemine vers de la croissance, 2% l’an prochain. C’étaient des clowns tristes, ça nous le savions mais maintenant ils sont comiques.
Secundo une maîtrise accrue des dépenses de l’état fichtre . Et, on va le voir plus bas, c’est un véritable chambardement dans les habitudes à tout les niveaux. Un festival de vérification et contrôle, une forme ubuesque de maestria dans le tailladage dans le vif. Je vous avez prévenu qu’il s’agissait à présent de clowns comiques, il est aussi question des acrobates ninja du budget salement tailladé. Banzaï tout le monde aux abris bus écolo durable , sinon à l’hospice de vieux le plus proche .
Tercio : une réduction des niches ou bouffonneries fiscales pour 10 milliards d’euros avec un déficit asymptotique aux 100 milliards. L’équipe de clown sortant directement du monde merveilleux d’Achille Zavatta, compte aussi de redoutables physiciens spécialisés dans l’infiniment petit.

Et pour enrober voir dissimuler toutes ces turpitudes … tout ce machin … tout ça quoi, il nous fallait bien un peu d’emphase, pour le coup c’est Bozo le Baroin qui s’y collera en sauveur de la tarte à la crème .
"C’est un budget historique. Nous tournons le dos à des années d’augmentation du budget de l’Etat. 6,0% en 2011 est un objectif intangible : franchir une telle marche n’a jamais été vu depuis 50 ans".
Vous noterez que chaque mot de cette intervention, chaque phrase, chaque élément aura été artisanalement et intégralement peint au pinceau finement taillé 000 en poil de martre préalablement trempé dans les huiles d’amarantes les plus fines de la Connerie Sidérante : Nous touchons ici un véritable nexus de crétinerie galopante, qui doit faire monter chez le mougeon de contribuable normalement constitué une furibonde envie de meurtre à coup d’agrafeuse ou de fraiseuse du dentiste.
Je passerais sur les détails du côté historique : quand un politicien se mêle d’histoire, en général, ça se termine toujours très mal.

Et ensuite s’exprimer pour tourner le dos aux accoutumance légendaire d’ une augmentation de budgétaire, c’est à mourir de honte comme une bonne du curé sans culotte : si le budget diminue, c’est après le record – lui aussi historique – de déficits. Le budget était exhaure, les déficits gigantesques, il n’est donc pas dur de faire moins catastrophique ou empirique. Je sais nous en avons ici déjà longuement parlé, je n’y reviendrai pas.
Dès lors, franchir une telle marche ne tient plus tant du prodige que d’une simple chute, genre "mamie se vautre dans l’escalier". On sent poindre à l’horizon la pose de prothèse expérimentale totale de hanche par la bande de racketteurs du FMI dans les prochains mois.

Cambronne espérons pour eux que la croissance tienne le cap des 2%

 

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