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Très alcoolisé, il veut partir en voiture avec son bébé de 18 mois

Le 4 février dernier à Saint-Denis, une fête a viré au cauchemar pour une famille. Un couple a été victime de violences commises par leur beau-fils très alcoolisé au moment des faits.
Ecrit par Régis Labrousse – le jeudi 8 février 2024 à 10H32

Si tout se passait bien lors de cette petite fête de famille le 4 février dernier, le bon temps n'a pas duré très longtemps pour un couple dionysien. En effet, leur beau-fils, alors qu'il était plus qu'alcoolisé, décide de partir dormir chez son père avec son bébé de 18 mois. Bien entendu, sa compagne et ses beaux-parents s'interposent fermement à ce qu'il prenne l'enfant, qui plus est, en voiture. L'homme de 33 ans ne l'entend pas de cette façon. Il s'énerve et bouscule sa belle-mère qui tombe visage contre terre et se blesse. Elle aura une ITT de cinq jours. C'est ensuite au tour de son beau-père à qui il tord le pouce alors qu'il l'empêche de récupérer le bébé. Sa compagne ira jusqu'à lui casser une bouteille de bière sur la tête, mais rien n'y fait. La police intervient, interpelle le trentenaire et le place en garde à vue. Il est contrôlé avec un taux de 1,46 g/l d'alcool dans le sang. 

Il répond de ses actes ce mercredi dans le cadre d'une comparution immédiate. À la barre, il reconnaît les faits, mais insiste sur un point : c'est un acte de violence involontaire. Le couple n'est pas inconnu de la justice. Ils doivent comparaître en avril prochain dans le cadre de violences réciproques. Présentes à l'audience, les victimes ne demandent rien à part de ne plus le voir. Pour sa part, il s'excuse platement, invoquant l'excuse de l'alcool. Pas de quoi attendrir le procureur, pour qui "le contexte particulier de ce dossier réside dans le fait que tout le monde était alcoolisé en présence d'un bébé de 18 mois", ajoutant "qu'il s'agit d'un comportement inexcusable, même si les faits sont reconnus". Le magistrat requiert une peine de 12 mois de prison dont 6 mois de sursis probatoire, le maintien en détention ainsi que l'annulation de son permis.  

"Les faits sont caractérisés et reconnus", répond la défense. La robe noire indique également, "je viens de recevoir sur mon téléphone une attestation d'hébergement de son père. Il n'a qu'une mention à son casier et est accessible à une détention à domicile. Je vous demande de ne pas prononcer de maintien en détention". Le tribunal aura entendu la défense et prononce une peine de 12 mois de prison entièrement assorti d'un sursis probatoire. Il prononce également une interdiction de contact et de paraitre au domicile des victimes.

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