Tram train, le feuilleton continue

Rappel des faits : le 10 mars dernier, un recours déposé par l'association Tracé-Tram contre la DUP (Déclaration d'Utilité Publique) du tram-train était examiné par le tribunal administratif.
Parallèlement, certaines recommandations et observations étaient faites par la commission d'enquête parcellaire alors qu'elle donnait son accord hier pour l'expropriation des familles.
Tout comme pour la MCUR, la balle est désormais dans le camp du préfet qui devra, dans un délai de un à six mois, prendre un arrêté de cessibilité.
"Cette falaise est dangereuse pour tous si on fait passer le tram-train par là" indique René Vitry, riverain de la rue Gibert-des-Molières, "Ils disent qu'on a tout calculé, tout étudié... le pont de la Rivière Sainte-Etienne c'était pareil et on est arrivé à la catastrophe".
"Falaise friable"
La salle d'audience était moins remplie que la fois précédente.
Les avocates des requérants de l'Association Trace-tram et du Collectif de la Grande-Chaloupe ont apporté d'autres éléments au juge ce matin. Profitant de cette réouverture des débats, elles n'ont pas hésité à se faufiler dans la "porte entrouverte" par le rapporteur public lors de l'audience du 10 mars quand il a mis en exergue le danger du passage du tram-train rue Lucien Gasparin et Gibert-des-Molières. "Peut-on admettre le risque de faire passer des milliers d'usagers sur une falaise friable?" se demande Me Ingrid Dietrich-Ancelli, l'une des avocates du collectif contre le tram-train.
Annulation de la DUP
"Il faudrait réellement réfléchir dans la durée" selon Me Caroline Chane-Meng-Hime. "Des experts ont affirmé que la roche de la route du littoral était plus stable que celle de la rue Lucien Gasparin (...) et on sait ce qu'il se passe sur cette route très souvent entre Saint-Denis et la Possession".
L'affaire a été mise en délibéré, la décision doit être rendue le 23 avril prochain. En attendant d'autres études complémentaires pourraient être ordonnées.
Dans le Quotidien d'hier, le responsable de la communication de la SR21 indiquait que "des travaux de renforcement avec des piliers et du béton pourrait être entrepris sur ce tronçon".
Dans le cas où le recours serait accepté, la Déclaration d'Utilité Publique (DUP) pourrait être retardée. Conséquence : retard du projet ou même arrêt définitif.


