“Tous les sondages indiquent le rejet au passage de l’article 74”, selon le site Domhebdo

Le sort en est-il vraiment jeté ? Le journaliste du site Domhebdo écrit dans le premier paragraphe de son article “dès le départ, les dès semblaient pipés”. “Car, les élus savaient qu’il leur fallait plus de temps pour convaincre des électeurs souvent rétifs au changement”. Et avancer la date du premier référendum d’une semaine, n’a donc pas arrangé les affaires des défenseurs du passage à l’article 74.
Mais que ce soit en Martinique ou en Guyane, il est vrai que le débat sur cette évolution institutionnelle n’a pas déplacé les foules. Il est vrai aussi qu’au plus fort de la contestation aux Antilles, certains leaders syndicalistes avaient dit : “nous n’avons pas demandé une modification statutaire, nous réclamons des moyens pour mieux vivre et plus de considération”.
Il est vrai enfin que la position de la Guadeloupe, qui a demandé un délai de réflexion pour un probable référendum, et celle de La Réunion, qui a verrouillé son statut dans l’article 73, n’ont sans doute pas contribué à alimenter un débat institutionnel sans doute trop étriqué selon le site Domhebdo.
“Les partisans du 74, regroupés au sein d'un collectif intitulé Rassemblement martiniquais pour le changement (RMC), se sont cantonnés dans une posture défensive, s'évertuant à agiter le chiffon rouge de la peur entretenue par les pro 73 sur la préservation des droits acquis. Une peur soit dit en passant somme toute logique puisqu'elle se nourrit du flou artistique de certaines dispositions de l'article 74”… poursuit le journaliste.
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