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Surf : inquiétude autour de l’avenir des Vigies requins renforcées

Ecrit par M.B – le mardi 17 décembre 2024 à 17H47

Les 29 salariés du dispositif de réduction du risque requin VRR dépendant de la Ligue réunionnaise de surf ne sont toujours pas fixés sur leur avenir au 2 janvier prochain. La fusion avec les Waters patrols a été annoncée en septembre dernier, mais rien depuis. 

Une partie du staff des VRR avait fait le déplacement à la base nautique de Saint-Gilles pour marquer leur inquiétude. Au 2 janvier, ils doivent fusionner avec les Water patrols de Saint-Leu, mais toujours rien à l’horizon.

Pourtant, malgré l’annonce de ce mariage par le CSR et la sous-préfecture de Saint-Paul, la Ligue déplore un manque de transparence. « Nous n’avons toujours aucune information sur le devenir des 29 salariés, ni sur la poursuite de leur mission. Nous ne savons rien. Il y a une dizaine de jours, nous avons de nouveau demandé par recommandé des informations sur la fusion à venir. À ce jour, nous n’avons aucune réponse », explique Thierry Martineau, le président de la Ligue réunionnaise de surf.

Avec de nouvelles écoles qui ouvrent sur le littoral ouest et un constat grandissant parmi la communauté des surfeurs que les spots sécurisés sont trop petits par rapport au nombre d’usagers, une fermeture, même temporaire, serait une catastrophe pour toute une partie de la micro-région.

« On observe un surplus d’activité depuis plusieurs années dans des espaces qui sont de plus en plus contraints. Avec la baisse annoncée des moyens de l’État, il faut peut-être aussi mettre sur la table un allégement des protocoles. Depuis une décennie, on a fait de nombreux efforts, notamment avec la pêche. Enfin, on peut avoir de gros doutes sur l’obligation d’avoir un répulsif, alors même que ce produit n’est pas aux normes européennes. Quelle est son efficacité, et comment peut-on imposer l’usage d’un produit non normé ? », souligne de son côté Agnès Lavaud, chargée de mission au sein du Sypral (syndicat des professionnels des activités de loisirs).

Difficile d’avoir le cœur à l’ouvrage devant l’angoisse de ne pas connaître son avenir professionnel. « Le 2 janvier, c'est dans moins de 15 jours et on ne sait pas si on va continuer à travailler », explique Alexis Vergoz, représentant des VRR.

Interrogé, le CSR n’a pas répondu à nos sollicitations.

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