St-Pierre : l’union des improbables

Il m’est difficile de laisser dire ou écrire n’importe quoi. Même concernant Michel Fontaine. Trois personnes, aussi dissemblables que pouvaient l’être Landru, Laval et Staline, montent une liste et, en guise de programme, s’en prennent au sénateur-maire à qui ils "reprochent toute sa politique et avec qui Saint-Pierre va droit dans le mur".
Il ne faut pas confondre tour et alentour ! J’ai un litige personnel à vider avec la personne incriminée par ces trois improbables. Mais je n’ai jamais dit, contrairement à ce que l’on me reproche, que Michel Fontaine est un mauvais maire. Sur un plan purement visuel, seules les mauvaises langues diront que la ville n’a pas changé : rue des Bons-Enfants, mail en centre-ville, front de mer, quartiers entièrement rénovés de Tanambo et Ravine-Blanche… Les plus démunis, les vieux, les handicapés ont eu droit à ses attentions (portage des repas, etc.)
Il a trahi mon amitié et celle de bien d’autres mais ceci n’est pas un argument électoral.
Quant aux trois rigolos qui l’accusent, ils feraient mieux de se regarder dans une glace. L’un est le représentant d’un des derniers partis staliniens de la planète. L’autre est un repris de justice ; je le sais, je l’ai personnellement fait expédier en taule pour avoir eu le culot de vouloir me flinguer.
A l’époque où il était chef nervi d’un autre maire, j’étais au Quotidien, dans les locaux situés rue Méziaire-Guignard. Il a sans doute voulu me punir d’avoir dit du mal de son seigneur et maître et aussi de n’avoir pas pris fait et cause pour lui quand les Services vétérinaires lui cherchaient des poux dans la tête à propos de son camion-bar. Ceci est dans les archives judiciaires.
Le troisième larron est en mal de reconnaissance depuis qu’il a perdu l’inspiration poétique. Le voici aujourd’hui partisan de l’extrême droite et assumant une étiquette de raciste. Petit oiseau de toutes les couleurs, il erre, l’âme en peine, d’un parti à l’autre en espérant un jour être élu, quelque part, n’importe où.
On a parlé "d’union de la carpe et du lapin". Je dirais plutôt de l’ours, du cobra et de la mangouste. Combien de temps mettront-ils à s’entredévorer, la question est angoissante.
Jules Bénard


