Revenir à la rubrique : Société

St-Pierre : Les embruns marins responsables des pics de pollution?

Ecrit par zinfos974 – le lundi 28 mars 2011 à 14H15


La modélisation des embruns marins n’expliquerait que partiellement les dépassements constatés sur une des 14 stations réunionnaises de mesure des particules fines dans l’air, annonce la Préfecture dans un communiqué.

A la Réunion, les données relatives à la pollution locale de l’air sont mesurées par 14 stations fixes réparties sur l’ensemble de l’île, et gérées par l'association agréée de surveillance de la qualité de l'air : l'Observatoire Réunionnais de l'Air (ORA).

En 2010, la station "Bons enfants", située à Saint-Pierre, a fait apparaître des dépassements des valeurs limites réglementaires pour les particules fines dites PM 10 : la moyenne journalière a excédé 50 microg/m3 93 jours dans l’année (contre 35 jours réglementaires) ; la moyenne annuelle civile s’est élevée à 46 microg/m3 contre 40 microgrammes/m3 réglementaire.

Les mesures n’ont mis en évidence aucune trace d’autres polluants comme le NO2 (dioxyde
d’azote) ou le SO2 (dioxyde de souffre).

Face à cette situation, conformément aux obligations européennes, il convient de déterminer si les concentrations observées de PM 10 ont une origine naturelle ou non. Du fait de la proximité du littoral, les embruns marins, émetteurs de particules, pourraient être à l’origine des dépassements constatés. Une étude de l’ORA, conduite en 2008, a étayé cette hypothèse. La Commission européenne a toutefois demandé d’autres investigations. Le Ministère du Développement durable a donc confié une étude
complémentaire à un laboratoire agréé (le LCSQA/INERIS ) en février 2011. Cette étude se base sur une modélisation théorique des embruns marins.

Selon les premières conclusions, qui viennent d’être rendues, la contribution en sels marins n’expliquerait qu’en partie les dépassements en PM10. Le modèle exploité aboutit à des concentrations en sels marins de 4 à 10 microg/m3. Ces niveaux ne suffiraient pas à provoquer les 93 jours de dépassements enregistrés à la station "Bons Enfants" de Saint-Pierre.

De nouvelles investigations vont donc être conduites. Plusieurs pistes sont envisagées : analyses chimiques in situ ; prise en compte de paramètres complémentaires dans le modèle utilisé.

Les résultats seront rendus publics dès qu’ils seront obtenus, conclut la Préfecture.

 

Etiquettes :

Dans la même rubrique

0💬
Tri :