St-Louis : Il commet des attouchements sur une fillette dans le snack de ses parents

Le 9 septembre dernier, Jacques R se rend dans un snack de Saint-Louis pour boire quelques bières. Accoudé au bar, il discute avec la fillette du couple de gérants. À un moment, il va poser sa main sur les parties intimes de la victime. De la cuisine, le père entrevoit la scène et crie sur Jacques. La fillette va alors confirmer directement "qu'il a touché ma nounoute et mes fesses." Le sexagénaire s'enfuit.
Après enquête, il est interpellé début novembre et présenté en comparution immédiate. Le procès a été renvoyé à hier, le temps de pratiquer une expertise psychiatrique du prévenu. Mais malgré ce délai supplémentaire pour préparer sa défense, les explications de Jacques étaient loin d'être convaincantes. Selon lui, c'est la fillette qui ment.
Après avoir totalement nié les accusations, il va ensuite prétendre qu'il jouait avec la fillette lorsqu'il a été déséquilibré et a touché accidentellement les parties de la victime. Mis en contradiction par les témoignages, il annonce finalement qu'il a touché le short de la fillette "pour voir la qualité du tissu", avant de changer à nouveau de version et dire que c'était "pour remettre son short en place."
"L'élément intentionnel est évident"
Pour Me Youssef Ben Slamia, qui représente les victimes, "il y a des problèmes dans sa stratégie de dénégation. L'élément intentionnel est évident. Le geste décrit par la fillette, le père et le témoin, cela s'inscrit dans un geste d'attouchement." La robe noire demande 5.000 euros de dédommagement pour chaque parent et 10.000 euros pour la victime.
"Les faits sont caractérisés. Comme celui qui est pris pour une exhibition sexuelle dira toujours qu'il urinait, celui qui est pris pour des attouchements dira toujours qu'il touchait le tissu", souligne la procureure. Estimant le risque de récidive important, elle requiert une peine de 2 ans de prison, dont un an avec sursis, et son maintien en détention.
"Matériellement, il ne conteste pas toucher le short. Ce qu'il conteste, c'est l'intention. Je pense que si une femme avait fait la même chose, on ne le verrait pas de la même façon. Personne ne l'a vu clairement poser sa main sur le pubis. Il n'y a pas de témoins qui l'ont vu directement, on a des témoins qui supposent", assure Me Caroline Sorgnard pour la défense.
Il est finalement condamné à 18 mois de prison, dont 12 avec un sursis probatoire de deux ans. Il reste en détention pour la partie ferme. Il doit de plus dédommager la fillette à hauteur de 1.200 euros et 700 euros pour chacun des parents.


