St-Denis : Les greffiers toujours en colère, des actions à venir

La colère des greffiers du tribunal judiciaire de Saint-Denis ne faiblit pas, et ce, malgré la vacation judiciaire des vacances scolaires. Se sentant bafoués par les propositions de la direction nationale concernant la revalorisiation de leur grille indiciaire, ils estiment la reconnaissance de leur fonction dévaluée. Pour bien comprendre cette problématique, il convient de préciser qu’aucune audience ou qu’aucun acte juridique ne peut se faire sans la présence d’un greffier. Le duo magistrat-greffier est indissociable au sein de l’institution judiciaire. Pour exemple, lorsqu’un juge condamne une personne, le jugement n’est validé qu’en présence de la signature d’un greffier. Pour se faire entendre, les greffiers du tribunal judiciaire de Saint-Denis ont décidé de mener des actions significiatives au sein de la juridiction.
Les greffiers ont décidé de ne plus remonter les statistiques aux directeurs de greffes et aux chefs de cour. Autre action, l'application stricto-sensu de la circulaire Lebranchu. Elle détermine les temps d’audiences correctionnelles. À savoir : 6 heures maximum sur une 1/2 journée et 8 heures maximum sur une journée délibéré inclus, respect de temps de pause et de récupération, 11 heures minimum entre la dernière heure travaillée et la reprise le lendemain. En résumé, plus de journées à rallonge jusqu'à tard lors des audiences correctionnelles ou de comparutions immédiates. Enfin, ils se reservent la possibilité de procéder à des actions ponctuelles et éventuelement, la mise en place de journées de grèves.


