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Service National Universel : Des lycéens plongés dans la lutte contre les violences conjugales

Dans le cadre du Service National Universel, une dizaine de lycéens de différents établissements ont effectué leur stage au commissariat de Saint-Pierre. Le thème : la lutte contre les violences conjugales. Ils ont pu suivre une enquête du dépôt de plainte au jugement et ont à présent pour mission d'être des ambassadeurs pour sensibiliser à leur tour leurs camarades de classe sur ce fléau.

Ecrit par Gaëtan Dumuids – le mardi 14 mai 2024 à 15H32

Dans le cadre du Service National Universel (SNU), la Police nationale reçoit régulièrement des jeunes pour des stages de mission d’intérêt général. C’est actuellement le cas du commissariat de Saint-Pierre qui reçoit dix jeunes en stage sur la thématique des violences intrafamiliales et conjugales.

Après avoir effectué deux stages d’une semaine dans une institution ou une association agréée, le troisième est effectué au sein du commissariat. Les jeunes ont pu assister aux auditions de plaignantes venues déposer plainte, avant de se rendre hier au tribunal de Saint-Pierre pour assister à une audience de comparution immédiate sur des faits de violences conjugales.

« La lutte contre les violences intrafamiliales est une priorité pour la Police nationale. Il est indispensable que les jeunes soient sensibilisés sur cette problématique », souligne le Major de Police Martial Deurvillier qui encadre le dispositif.

« Ça m’intéressait de voir l’envers du décor »

Parmi cette dizaine de lycéens, Lorenza, 16 ans, et Amélie, 18 ans, se sont engagées volontairement dans le SNU. Si ce n’est pas cette thématique qui les a poussées à faire ce stage, elles se sont complètement impliquées dans cette problématique. « Les violences intrafamiliales augmentent, mais on ne voit ça que par la télé. Donc ça m’intéressait de voir l’envers du décor et d’approfondir la question », explique Lorenza.

« On entend souvent les histoires et les peines, mais on ne sait pas comment ça se passe. Là, on voit vraiment toutes les étapes. On voit le dépôt de plainte, le prévenu placé en détention en attendant le procès », ajoute Amélie.

Ce qui a marqué les jeunes filles durant ce procès, c’est l’attitude du prévenu. « La personne comprend ce qu’elle a fait, mais elle ne voit pas l’ampleur derrière, qui est souvent grave. Mais il faut essayer de rester le plus professionnel et neutre, ce n’est pas très facile », ajoutent-elles.

Les deux jeunes filles ont apprécié cette expérience et l’une d’elles avoue avoir envie de se projeter dans le milieu de la sécurité. Pour le Major de Police Martial Deurvillier, l’important se trouve ailleurs. Il souhaite que ces jeunes deviennent des ambassadeurs auprès de leurs amis concernant cette problématique et, qui sait, puissent contribuer à une prise de conscience pour leurs camarades, auteurs ou victimes.

 

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