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Sept ans de combat pour faire reconnaître son accident : l'Université assure être totalement investie dans le dossier

Ecrit par J.D – le mercredi 11 décembre 2024 à 19H09


Après plusieurs années de démarches pour faire reconnaître une faute inexcusable, Joëlle Brunet-Malbrancq dénonce un manque de considération de l’Université. Celle-ci, jusque-là silencieuse, livre sa version des faits, réaffirmant son engagement sur ce dossier complexe.

Victime d’un accident du travail le 11 septembre 2017 sur le campus du Moufia, Joëlle Brunet-Malbrancq, contractuelle en CDI à l’Université de La Réunion, s’est battue pendant sept ans pour obtenir reconnaissance et justice. Elle a dénoncé publiquement ce qu’elle considère comme un mépris institutionnel de l’Université, notamment après l’échec d’une réunion de conciliation organisée en novembre 2024 par la CGSS. Face à ces accusations, l’Université de La Réunion a répondu en détail, défendant ses démarches et réaffirmant son engagement dans cette affaire.

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Dans sa réponse, l’Université a confirmé les circonstances de l’accident, précisant que l’événement avait été déclaré auprès des services de l’Assurance Maladie dès 2017. « Cet accident a été reconnu comme étant un accident de travail. » L’Université affirme également qu’à aucun moment elle n’a officiellement reconnu une faute inexcusable. « Si tel avait été le cas, la procédure aurait déjà été réglée depuis 2023, » précise-t-elle.

"Conscience de l’enjeu et que la situation est difficile pour vous"

L’institution indique que lors de la réunion de conciliation de novembre 2024, ses représentants ont demandé un report afin de compléter un dossier qu’ils jugeaient incomplet. « Il manquait de nombreux éléments, notamment sur l’éventuelle responsabilité de l’entreprise à l’origine des travaux.» Cette demande ayant été refusée par la CGSS, une non-conciliation a été actée, ce qui, selon l’Université, ne signifie pas un abandon du dossier.

L’Université insiste sur les démarches entreprises par l’administrateur provisoire pour avancer sur ce dossier. L’administrateur se serait engagé à « traiter et à régler dans les délais les plus courts et au plus tard avant la fin de son mandat » comme le précise un échange de courriels daté du 7 décembre dernier. « Soyez assurée que nous avons tous conscience de l’enjeu et que la situation est difficile pour vous » précise le directeur des ressources humaines de l'Université.

L’Université réaffirme son investissement sur ce dossier. « L'administrateur provisoire comme l’Université de La Réunion restent totalement investis sur ce dossier et tiendront leurs engagements dans le cadre qui est imposé par la loi, » peut-on lire.

Pour Joëlle Brunet-Malbrancq, qui demande une résolution rapide, cette réponse institutionnelle sera-t-elle suffisante pour restaurer sa confiance et soulager ses souffrances ?

Etiquettes : Université

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