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Selon Emmanuel Macron, les programmes des extrêmes vont mener "à la guerre civile"

Invité du podcast "Génération Do It Yourself", le président de la République s'est de nouveau justifié sur sa décision de dissoudre l'Assemblée nationale et a affirmé que les résultats des législatives seraient "la faute de personne", tout en étant "la responsabilité des Français".
Ecrit par N.P. – le mardi 25 juin 2024 à 10H12
Photo : Pierre Marchal / Anakao Press

Si une partie de son camp ne souhaite pas voir Emmanuel Macron s'inviter dans la campagne électorale en raison du rejet qu'il suscite, le chef de l'État a choisi de s'impliquer totalement pour les élections législatives anticipées. Après avoir rédigé une lettre aux Français publiée dans la presse régionale, Emmanuel Macron s'est exprimé lundi 24 juin dans le podcast "Génération Do It Yourself", relayé dans Le Monde.

Un entretien où il a agité le chiffon rouge de "la guerre civile", en cas de victoire de l'extrême droite ou de l'extrême gauche. Selon le président de la République, une victoire du RN et de ses solutions contre l'insécurité renverrait "les gens à une religion ou à une origine (...) divise et (...) pousse à la guerre civile". En cas de victoire de LFI, il affirme que "la forme de communautarisme" proposée, "c’est aussi la guerre civile derrière".

S'il reconnaît que "le Rassemblement national et La France insoumise répondent à de vrais problèmes, (...) de vraies colères, de vraies angoisses", il renie les solutions proposées, qu'il estime accroître "la conflictualité". Pour Emmanuel Macron, "il y a une réponse par plus d’efficacité, mais dans la République".

"Les gens ne sont pas des idiots. Tout le système pense que les gens sont idiots. Vous pensez que les gens sont fous et veulent le blocage ou les extrêmes, si on explique calmement quels sont les projets ? Moi je ne crois pas, j’ai toujours fait ce pari", a-t-il affirmé, avant d'ajouter que le résultat des élections serait "la faute de personne", mais l’expression de la "responsabilité des Français".

De son côté, Gabriel Attal n'utilise pas le terme de guerre civile, tout en conservant un champ lexical de chaos. Le Premier ministre met en garde contre "la haine comme carburant" du RN et de LFI qui dressent "les uns contre les autres". "Probablement que la victoire des extrêmes, de l’extrême droite, libérerait des pulsions et pourrait conduire effectivement à des violences", argue-t-il.

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