Sécurisation des transports en commun : une opération d’envergure menée à Saint-Paul

Une opération de sécurisation des transports en commun a été menée ce vendredi à la gare routière de Saint-Paul par la gendarmerie nationale de La Réunion. S'inscrivant dans le cadre d’une convention signée fin 2024, cette initiative vise à renforcer la sûreté des usagers et des chauffeurs par des contrôles ciblés et une présence renforcée des forces de l’ordre.
Ce vendredi, la gendarmerie nationale de La Réunion a mené une opération de sécurisation à la gare routière de Saint-Paul, dans le cadre d’une convention signée fin 2024 avec le syndicat mixte Île de La Réunion Mobilités. L’objectif : renforcer la sûreté des transports en commun pour les usagers et les chauffeurs, grâce à des contrôles renforcés et une présence accrue des forces de l’ordre.
Afin de lutter contre les incivilités et les infractions dans les transports, la gendarmerie a déployé des effectifs pour mener des contrôles sur les passagers, les chauffeurs et les véhicules. L’opération s’inscrit dans la continuité des efforts du ministère de l’Intérieur visant à renforcer la sécurité des mobilités et à lutter contre le sentiment d’insécurité dans les transports du quotidien.
"On est sur une mission de sécurité des mobilités. Il est logique que l'EDSR prenne en charge ces contrôles dans les transports de personnes. Les passagers sont très contents de notre présence. On assure la sécurité des transports en commun et des abords immédiats de la gare routière. On dépiste également les chauffeurs sur l'alcoolémie et les stupéfiants. On vérifie l'état des bus et l'équipement comme l'éthylotest anti-démarrage et d'autres équipements. On contrôle aussi bien les passagers que les chauffeurs. C'est globalement très bien reçu de la part des usagers", explique le chef d'escadron Develay, commandant de l'EDSR.
Un dispositif pour lutter contre les infractions dans les transports en commun
En 2024, les opérations de contrôle ont permis de relever différentes infractions, allant des agressions aux vols en passant par la détention de stupéfiants ou d’armes. Toutefois, à La Réunion, la situation demeure globalement maîtrisée, comme l’a souligné philippe malizard, sous-préfet de Saint-Paul. L’an dernier, environ 400 infractions ont été relevées dans les transports en commun de l’île, un chiffre qui peut sembler élevé, mais qui reste relativement contenu compte tenu des 17.000 contrôles effectués sur la période.
"Comme vous le voyez, il y a un investissement massif, 17.000 contrôles en 2024, c'est très important et c'est quelque chose qui va se développer et se renforcer encore. Le préfet, les services de gendarmerie et de police, et les autorités organisatrices de transports comme le Conseil Régional, mais également les communautés de communes et d'agglomérations, ont signé une convention au mois de décembre dernier pour multiplier ce genre de contrôles. Notamment, pour créer et financer une brigade de sécurité des transports qui sera portée par l'Escadron départemental de la sécurité routière (EDSR), qui va organiser tous les mois trois contrôles de ce type pour chaque compagnie de gendarmerie de La Réunion", a ajouté le sous-préfet.
L’opération menée à Saint-Paul marque ainsi le début d’un renforcement des dispositifs de surveillance dans les transports en commun réunionnais. Avec la mise en place de la brigade de sécurité des transports, les contrôles vont devenir plus fréquents et mieux ciblés afin d’assurer un cadre plus serein pour les usagers et le personnel de conduite.


