Sécheresse : douze communes placées en alerte, un appel à la modération lancé aux habitants

Malgré les épisodes pluvieux de ces dernières semaines, la situation hydrologique de La Réunion reste très déficitaire. Le préfet a décidé de renforcer les mesures de restriction dans douze communes où les niveaux de nappes et de cours d’eau demeurent préoccupants.
Alors que l’île a connu plusieurs épisodes de pluie depuis novembre, les services de l’État constatent que ces précipitations n’ont pas permis de reconstituer les réserves en profondeur. Les nappes restent basses, certains cours d’eau demeurent sous leurs seuils habituels, et la ressource en eau reste fragile. Face à ces tensions persistantes, le comité sécheresse a recommandé un durcissement des mesures, suivi par le préfet qui a décidé d’étendre les restrictions pour préserver la ressource et garantir les usages essentiels.
Lire aussi : Sécheresse : sept communes de La Réunion placées en alerte renforcée
Sept communes en alerte renforcée, cinq en alerte simple
Les communes de Bras-Panon, La Possession, Le Port, Saint-André, Saint-Denis, Sainte-Marie et Salazie basculent en alerte renforcée. Saint-Leu, Saint-Paul, Sainte-Suzanne, Cilaos et Saint-Joseph sont quant à elles placées en alerte simple, tandis que le reste du territoire est maintenu en vigilance. Cette révision des niveaux d’alerte traduit la persistance d’un déficit hydrique marqué malgré les pluies de surface.
Dans les communes en alerte renforcée, les restrictions touchent le quotidien des ménages comme des professionnels. À domicile, l’arrosage des pelouses devient interdit et celui des plantes reste possible uniquement la nuit. Le remplissage complet des piscines n’est plus autorisé, même si le maintien du niveau d’eau reste toléré. Le lavage des véhicules ne peut se faire qu’en station de lavage. Les habitants sont appelés à limiter l’ensemble de leurs usages avec un objectif clair : économiser l’eau.
Pour les agriculteurs et les professionnels, certaines pratiques sont également encadrées. L’aspersion ne peut plus être utilisée en journée entre 8 heures et 18 heures, et l’irrigation au goutte-à-goutte doit désormais être privilégiée. Ces règles visent à réduire les pertes et optimiser l’usage de la ressource dans un contexte tendu.
Un appel à la modération pour éviter des mesures plus strictes
La préfecture insiste sur la nécessité d’une vigilance collective. Chacun est encouragé à adapter ses usages pour éviter un durcissement des restrictions dans les prochaines semaines. Les autorités rappellent que les gestes d’économie, individuels comme professionnels, jouent un rôle majeur dans la préservation des milieux naturels et dans la capacité du territoire à traverser cette période de déficit durable.


