Sécheresse : sept communes de La Réunion placées en alerte renforcée

Face à la baisse des débits et aux tensions sur les réseaux d’eau potable, le préfet Patrice Latron place sept communes en alerte renforcée. Les gestionnaires d’eau sont désormais autorisés à mettre en place des coupures si nécessaire.
La sécheresse continue de s’intensifier à La Réunion. Dans un arrêté daté du 9 décembre 2025, le préfet Patrice Latron a décidé de placer sept communes sous le régime d’alerte renforcée : Saint-Denis, Sainte-Marie, Bras-Panon, Saint-André, Salazie, La Possession et Le Port. Ces territoires, déjà sous surveillance depuis octobre, connaissent des tensions croissantes sur leurs ressources en eau souterraine et superficielle.
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Toutes les autres communes de l’île restent placées en alerte simple et vigilance sécheresse, selon le même arrêté. Cela concerne notamment Saint-Paul, Saint-Leu, Les Avirons, Saint-Louis, L’Étang-Salé, Le Tampon, Saint-Pierre, Petite-Île, Saint-Joseph, Saint-Benoît, Sainte-Suzanne, Sainte-Rose, Saint-Philippe et La Plaine-des-Palmistes. Dans ces zones, aucune restriction n’est imposée pour l’instant mais les habitants sont invités à adopter des gestes d’économie d’eau et à éviter tout usage non essentiel, en prévision d’une éventuelle aggravation de la situation.
L’arrêté autorise désormais les gestionnaires d’eau potable à déclencher des coupures tournantes ou à réduire les débits, selon les besoins de chaque bassin. Ces plans de coupure doivent être validés par la préfecture et visent à garantir un maintien minimal de l’alimentation pour l’ensemble des usagers.
Les restrictions d’usage s’intensifient également avec l'interdiction d’arroser les jardins et potagers entre 8h et 18h, l'interdiction du lavage de véhicules à domicile, la limitation stricte du remplissage des piscines et de l’irrigation des espaces verts et une réduction pouvant atteindre 50 % des prélèvements agricoles sur certains bassins versants.
Le texte, applicable pour un mois renouvelable, prévoit des contrôles renforcés par les forces de l’ordre et les services de l’État. Les contrevenants s’exposent à des sanctions administratives et pénales.
La préfecture rappelle que ces mesures sont proportionnées et temporaires mais qu’elles pourraient être durcies si la situation hydrologique ne s’améliore pas. L’objectif reste de concilier la protection des milieux aquatiques et la continuité de l’alimentation en eau potable.


