Revenir à la rubrique : Politique

Sainte-Suzanne : Eddie Richard veut incarner la "rupture"

Ecrit par P.M. – le vendredi 13 mars 2026 à 11H21
C'est à Bagatelle que le candidat a présenté jeudi sa liste et son projet.

À Sainte-Suzanne, Eddie Richard (URD) place sa campagne sous le signe de la “rupture”. Lors de la présentation de son projet, il a notamment détaillé une série d'actions rapides appelées à être appliquées les "100 premiers jours", comme la mise en place de la cantine à un euro.

Pour Eddie Richard, la notion de rupture renvoie d’abord à la manière de gérer la commune. Le candidat affirme vouloir rompre avec ce qu’il décrit comme un système clientéliste. “Quand on parle de rupture, c’est plus de transparence, plus de proximité et surtout plus d’écoute”, explique-t-il. Selon lui, sa liste se distingue par des profils issus de différents secteurs d’activité — artisans, cadres, acteurs de l’insertion ou du monde agricole — afin de refléter la diversité de la commune.

Parmi les colistiers présentés figurent notamment une responsable de pôle à la Mission locale, Christelle Tameno, le conseiller agricole de la Chambre d’agriculture et spécialiste de la vanille Eric Poulbassia ou encore une accompagnante d’élèves en situation de handicap, Christine Pounia. “La liste est à l’image de Sainte-Suzanne, avec des profils variés”, affirme le candidat.

Trois engagements pour "la vie quotidienne"

Eddie Richard veut "améliorer la vie quotidienne des habitants" avec "trois engagements forts".

Le premier concerne la restauration scolaire. Le candidat propose une cantine à moins d’un euro, accompagnée de la mise en place d’une collation gratuite pour les élèves. Selon lui, ces mesures doivent s’inscrire dans une approche "globale" de santé publique et de lutte contre la précarité alimentaire. “Il n’y a pas seulement une mesure sociale, il y a aussi une mesure de santé publique”, explique-t-il.

La troisième orientation porte sur la gestion municipale. Eddie Richard promet “une nouvelle méthode de gestion municipale fondée sur la transparence, la proximité et l’écoute des habitants”.

Le projet inclut la mise en œuvre d’un projet alimentaire territorial (PAT), visant à développer les circuits courts et à renforcer l’autonomie alimentaire de la commune. L’objectif serait notamment de mieux relier la production agricole locale à la restauration collective.

On peut être en mesure de produire localement ce qui sera servi aux enfants”, affirme le candidat, en charge du PAT à la mairie de la Plaine-des-Palmistes où il est chef de projet. Il évoque également la création d’une régie communale agricole pour alimenter les cantines.

Des priorités affichées pour les cent premiers jours

Eddie Richard annonce également plusieurs actions à engager dès le début du mandat.

Parmi les premières mesures envisagées figurent le lancement de la cantine à moins d’un euro et la mise en place de la collation gratuite à l’école. Le candidat souhaite également réaliser un audit de la gestion municipale et des ressources humaines afin d’établir un état des lieux des finances et de l’organisation de la commune.

Un plan “propreté, sécurité et éclairage public” figure aussi parmi les priorités affichées, afin de répondre aux problèmes signalés dans certains quartiers.

Eddie Richard indique par ailleurs vouloir engager la commune dans le dispositif national “Territoire zéro chômeur de longue durée”, afin de développer des activités utiles localement et favoriser l’insertion professionnelle.

Agriculture et alimentation au cœur du projet

Le candidat insiste également sur la dimension agricole de son programme. Il souhaite relancer la diversification agricole et soutenir le maraîchage afin d’alimenter les circuits courts. Des retenues collinaires pourraient être étudiées pour faciliter l’accès à l’eau sur certains terrains communaux.

Il évoque aussi la possibilité de créer une épicerie sociale et solidaire itinérante afin d’améliorer l’accès à l’alimentation pour les habitants les plus modestes.

“Nous ne sommes pas dans la parlote”

Au-delà des mesures, le candidat insiste sur ce qu’il présente comme une démarche d’action : “Nous ne sommes pas dans la parlote, nous sommes dans l’action”, affirme-t-il.

Côté financements, il veut s’appuyer sur les compétences de son équipe et sur les dispositifs nationaux et européens existants pour mettre en œuvre ses propositions.

Nous ne sommes pas des coquilles vides. Nous avons des parcours et nous maîtrisons les dispositifs que nous voulons mettre en place”, conclut-il.

Dans la même rubrique

0💬
Tri :