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Saint-Pierre : il met le feu et menace de mort les videurs du Before

Ecrit par P.B. – le mardi 13 mai 2025 à 17H58

Johnny* a été condamné ce mardi 13 mai par le tribunal correctionnel de Saint-Pierre pour avoir mis le feu devant le Before et menacé de mort les videurs.

Vexé d'avoir été mis à la porte du Before, Johnny s'est vengé. Ivre au moment des faits, il assure avoir été frappé par un videur en particulier. Sa montre aurait également été cassée durant l'altercation.

Quelques heures plus tard, Johnny revient devant le bar et allume un feu de palettes devant la porte. Le lendemain, Johnny, toujours rouge de colère, appelle le gérant et renouvelle ses menaces de mort. L'homme de 40 ans n'admet pas avoir été corrigé. “Mi sa prendre un fusil et tire su zot !” Il appelle pareillement à plusieurs reprises un videur en utilisant trois numéros de téléphone différents.

“J'étais vraiment en colère, ils m'ont frappé”, se justifie-t-il ce mardi 13 mai à la barre du tribunal correctionnel de Saint-Pierre.

Deux jours d'ITT ont en effet été délivrés à Johnny pour un hématome à l'œil gauche, une sensibilité à la mâchoire, une entorse au poignet droit et des douleurs aux côtes.

Un gilet pare-balles par peur des menaces

Interrogé, le videur reconnait avoir mis une claque après que Johnny a tenté de lui asséner un coup de poing. Pour autant, l'agent de sécurité a pris les menaces au sérieux. Depuis les faits, il indique avoir acheté un gilet pare-balles et ne pas se déplacer sans.

Au fil des débats, Johnny livre être ceinture bleue de kravmaga, “alors, vous n'avez pas besoin de rivaliser avec des videurs” lui fait remarquer le juge assesseur qui lui rappelle également que les coups ne sont admissibles que sur un tatami.

Cinq mentions figurent au casier judiciaire du quadragénaire connu pour des faits de détention de stupéfiants, de conduite sous l'empire d'un état alcoolique et de refus d'obtempérer.

La prison pour sanction

“On a le sentiment qu'à distance des faits, il n'y a pas vraiment de prise de conscience”, regrette le parquet qui requiert 10 mois de prison ferme. “Les amendes, les jours/amendes, le sursis... tout cela n'a servi à rien. Le passage à l'acte se poursuit avec même une gradation ascendante”, tance le procureur.

Johnny tente bien finalement de faire amende honorable, d'assurer qu'il n'est plus le même homme depuis qu'il est chef d'entreprise. En vain. Il écope d'un an de prison ferme, de l'interdiction de contact avec la victime, de paraître à son domicile et aux abords du bar. Il a également durant cinq ans l'interdiction de porter une arme.

Etiquettes : Menaces | Saint-Pierre

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