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Saint-Paul : après le Lux, l'Etat vend ses terrains à l'hôtel Boucan Canot

Un mois après la levée de bouclier concernant la cession de parcelles dans la zone des cinquante pas géométriques au groupe mauricien IBL, un arrêté a été pris la semaine dernière concernant l'hôtel Boucan Canot. Un achat dont le prix reste encore inconnu.
Ecrit par M.B. – le vendredi 25 octobre 2024 à 05H58

C'est dans un silence assourdissant des décideurs péi que l'arrêté préfectoral du 18 octobre dernier a été publié. Alors que l'annonce de la vente de parcelles du domaine public maritime au groupe IBL concernant le terrain occupé par le LUX avait déclenché une polémique au niveau local, la vente au groupe Macé des parcelles occupées par le Boucan-Canot semble soulever moins de polémiques. De plus, la signature de cet arrêté par un préfet sur le départ interroge sur la vente par l'État de ses bijoux de famille. Un non-sujet pour la préfecture, qui préfère rappeler que “l'arrêté n'a pu être pris plus tôt, en raison du travail de découpage parcellaire nécessaire pour délimiter le terrain à déclasser. Deux documents modificatifs du parcellaire cadastral (DPMC) ont été réalisés pour définir les six nouvelles parcelles concernées. L'achèvement des travaux de découpage parcellaire était nécessaire pour que l'arrêté de déclassement puisse être pris”.

Derrière cette décision, il faut comprendre que de nombreux hôtels de la côte ne sont pas propriétaires des parcelles qu'ils occupent. Ils sont locataires via un bail emphytéotique, et comme pour le Lux, celui du Boucan Canot arrive bientôt à échéance. Afin de garantir à l'hôtel la poursuite de son activité, l'Etat a donc proposé à l'hôtel de lui acheter les terrains concernés.

28 millions pour le Lux, combien pour le Boucan Canot ?

Cette vente n'est pas destinée à permettre à la structure hotellière de s'agrandir. À noter que l'hôtel voisin, ou ce qu'il en reste, le Maharani de l'ancien groupe Apavou, est, lui aussi, dans le même cas de figure. Reste à savoir si, dans ce cas, l'Etat récupérera son bien, le vendra au Boucan Canot, ou proposera le terrain à un nouvel investisseur.

Au total, les parcelles vendues représentent une surface de près de 8.500m². “Le montant de la cession ne peut être divulgué. L'estimation de la cession, qui fait l'objet d'un processus de double évaluation par les services spécialisés du Ministère des Finances chargés de sécuriser les transactions immobilières de l'État, sera bientôt achevée”, précise la préfecture.

Une étape importante pour cet établissement de 47 chambres, qui espère ainsi pérenniser son activité à La Réunion. “L'arrêté préfectoral s'inscrit dans le cadre de la volonté de l'Etat de restructurer le foncier détenu. C'est une politique nationale qui concerne aujourd'hui le terrain sur lequel est située l'exploitation de l'hôtel Boucan-Canot. Nous avons été informés par la Préfecture de cette décision qui permet de clarifier l'occupation du site et de sécuriser la situation de l'hôtel. Cette régularisation est une nouvelle étape pour le Groupe Macé, 40 ans après le rachat de l'hôtel.”, ajoute Arnaud Maisonobe, le président du groupe Macé, propriétaire de l'hôtel, dans un communiqué adressé à la rédaction de Zinfos974.

Interrogées, la mairie de Saint-Paul n'a pas souhaité faire de commentaire et la Région n'a pas répondu à nos sollicitations.

Etiquettes : Boucan Canot | Saint-Paul | Tourisme

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