Saint-Leu panse ses plaies

Saint-Leu s'active pour retrouver un semblant de normalité. Sur le front de mer, les équipes techniques de la mairie font tourner les tronçonneuses à plein régime. Priorité est donnée au sous-bois du front de mer qui est très fréquenté les week-end. En entrée de centre ville, le restaurant Leu Mélanzé a vu sa terrasse dévastée par un arbre déraciné.
À l'autre bout de la ville, côté sud, le même spectacle de désolation. Un filaos couché dans le lagon n'a attendu que quelques heures avant d'être découpé.
Mais pour saisir le plus impressionnant, il faut prendre de l'altitude. Virage après virage, les quartiers de Piton, de Grand Fond, du Portail, laissent entrevoir la fragilité du réseau aérien. Alors que devant chaque maison, des tas de branchages sont déjà entreposés, les Saint-Leusiens ne peuvent rien faire devant ces lignes électriques et/ou téléphoniques tombantes. Faute d'enfouissement sur ce relief des hauts très contraint, Bejisa s'est amusé à faire tomber les poteaux comme des dominos.
À Stella, la famille Mouniapoullé compose sans eau au robinet depuis hier 13h30. "L'électricité a failli couper de temps en temps mais finalement, ça tenu bon", préfère retenir la mère de famille, souriante malgré tout. L'autre anecdote du passage de Bejisa réside dans ces bruits d'objets déplacés par les vents. "J'étais dans la maison mais j'ai entendu pas mal de bruits". Un coup d'oeil vers le site en chantier du musée Stella Matutina laisse présager quelques surprises aux ouvriers à leur retour des vacances. Le parking du musée est à 100m de la maison des Mouniapoullé.
L'autre problématique rencontrée à Saint-Leu tient dans la couverture GSM qui avait encore du mal à percer ce vendredi midi. Un détail au regard du décès d'une octogénaire, la seule victime directement liée au passage du cyclone dans l'île.









