Saint-Denis : Quatre cadavres d'animaux retrouvés et neuf chiens sauvés par l'Apeba

C'est « le vol d'un chien au refuge de la SPA dans la nuit du 25 au 26 » décembre qui a poussé des bénévoles de l'Association pour la bienveillance animale (Apeba) à se lancer à leur recherche ce jeudi après-midi dans le lit de la rivière des Pluies à Saint-Denis. Nos confrères d'Imaz Press rapportent que la battue aurait pu mal tourner en raison de l'agressivité d'adolescents présents sur le site, lesquels auraient brandi des sabres pour menacer les militants de la cause animale.
« Quelqu'un nous a dit que le chien avait été aperçu au niveau de Commune-Primat, alors on a décidé de descendre dans la rivière des Pluies pour aller à sa recherche », relate Cécile Squarzoni, la présidente de l'association, en expliquant que le lieu était déjà connu des membres de l'Apeba. « Il y a des sortes de box sous le pont de la quatre-voies, on y a retrouvé cinq poules et canards, sans eau ni herbe. Ce sont des caches qu'on connaît, cela fait deux ans que l'association combat la torture animale », poursuit la présidente.
Sur place, les bénévoles disent avoir retrouvé rapidement la chienne malinoise qui avait été volée à la SPA. L'animal blessé est identifié grâce à un détecteur de puce. « Dès qu'on descend dans la rivière au niveau de la commune Primat, des jeunes nous disent que le Malinois est leur chien. On leur dit que non, que le chien est blessé et qu'il faut l'amener chez le vétérinaire, ils ont dit qu'ils appelaient des renforts », indique Cécile Squarzoni.
« Nous, on appelle la BAC et heureusement ils sont venus très vite. On les connaît bien, ce n'est pas la première fois qu'on est face à cette situation. Les jeunes avaient caché des machettes dans les cailloux, ils les ont pris et ils nous ont insultés, menacés, ils nous ont jeté des pierres. La Bac a essayé de les capturer mais ils se sont enfuis au niveau de la quatre-voies. Nous, on a trouvé quatre cadavre en état de décomposition avancée et neuf chiens vivants », témoigne la présidente de l'Apeba, en précisant avoir fourni des photos des adolescents à la police.


