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Saint-Denis : l'individu ayant violenté sa maîtresse et tué son chien condamné et écroué

Ecrit par Régis Labrousse – le dimanche 9 mars 2025 à 18H49

Un homme de 31 ans comparaissait dans le cadre de la comparution immédiate ce mercredi 26 février pour des faits de violences et d'atteinte volontaire à la vie d’un animal domestique. En première instance le 22 janvier dernier, il avait demandé un délai au tribunal pour préparer sa défense. Un mois plus tard à la barre, il ne reconnait toujours pas les faits.

Après un mois de détention provisoire, Luciano V. ne reconnait toujours pas les faits qui lui sont reprochés. En effet, le 20 janvier 2025, il est 5h40 lorsqu'il est interpellé par les policiers après avoir violenté sa compagne, qui s'avère en réalité être sa maîtresse, tué le chien de celle-ci et crevé les pneus des deux voitures de son père.

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L'individu explique qu'il y a bien eu une dispute mais que ce n'est absolument pas lui qui est à l'origine de cette agression. "Moi je la suivais pour aller chez son père quand les policiers m'ont interpellé. Je n'étais pas là-bas", explique-t-il au tribunal.

"Le cauchemar ne commence que maintenant"

"Ce n'est pas ce que dit le rapport de police", lui rétorque le président. Qu'importe, selon lui, il ne peut expliquer la mort du chien à coup de couteau, les pneus crevés de deux voitures et encore moins les huit ecchymoses sur la victime, toutes attestées par le certificat du médecin légiste. Tout au long de l'audience, il reste sur sa ligne de conduite : il n'était pas sur les lieux.

La victime, qui s'en sort avec une ITT de 2 jours, confirme de manière constante ses déclarations. Elle affirme que c'est une histoire de jalousie qui est à l'origine de leur dispute. Tout est parti de menaces au téléphone : "On n'est pas du même monde, tu ne me connais pas vraiment. Le cauchemar ne commence que maintenant", lui avait-il dit avant de lui expliquer qu'il allait monter chez son père tuer le chien.

"Si on l'écoute, la victime c'est lui"

Comme lui indique le président, "vous reconnaissez un appel ce jour-là et les déclarations de la victime correspondent parfaitement avec les faits, mais ce n'est pas vous. Le tribunal prend note". Même constat du côté de la partie civile : "C'est dommage car, parfois, la reconnaissance des faits et un pardon peuvent changer les choses. Si on l'écoute, la victime c'est lui", tance la robe noire. La procureure en rajoute une couche en lui rappelant les textos qu'il a envoyés à la victime : "Mi atterri à Domenjod, appelle la police". Comme l'explique la magistrate, "la police la trouve apeurée, portant de nombreuses ecchymoses qui corroborent ses déclarations".

Le parquet requiert une peine de 9 mois de prison et la révocation de 3 mois du sursis en cours ainsi que son maintien en détention.

"Il y a quelque chose qui cloche"

"Je suis étonné de ces réquisitions qui n'ont pourtant l'air d'étonner personne", répond la défense. Et d'insister : "Il n'y a eu aucun expert pour autopsier le chien et une retranscription des messages vocaux par un témoin, c'est quelque peu exagéré. Il reconnait une dispute, il l'a toujours fait. Dans ce dossier, le certificat médical n'est pas en corrélation avec les photos des marques sur la victime. Il y a quelque chose qui cloche. Concernant les dégradations et la mort du chien, je vous rappelle que rien n'a été retrouvé sur lui par la police alors qu'il était dans la zone. Vous n'avez que des soupçons, il vous faut des certitudes", plaide la défense qui demande une peine adaptée.

Après délibération, le tribunal suit les réquisitions du parquet et envoie le prévenu en détention pour une année. Il lui est également fait interdiction de contact avec la victime pour 3 ans et obligation de l'indemniser pour les préjudices causés.

Vous avez besoin d'aide ? Voici les moyens à votre disposition :

Le récapitulatif des ressources ici : https://arretonslesviolences.gouv.fr/besoin-d-aide

Vous êtes témoin ?
Agir peut tout changer. Les ressources utiles ici.

Témoin d'un acte envers un animal ?

Toute maltraitance animale (de la négligence aux actes de cruauté) est passible de sanctions pénales. En cas d’urgence ou de faits en cours, il faut contacter les forces de l’ordre.
Si vous êtes témoin d’un acte de maltraitance sur la voie publique envers un animal qui nécessite une intervention immédiate pour la survie de l’animal, vous devez téléphoner au 17, police secours.
L'association APEBA a également mis un place un formulaire pour signaler les maltraitances.

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