Saint-Denis : Inauguration d'une stèle à la mémoire des esclaves Géréon et Jasmin

En présence de nombreuses personnalités politiques, la ville de Saint-Denis a tenu à rendre hommage à deux esclaves en inaugurant une stèle à leur mémoire, à l'endroit même où ils ont été décapités 199 ans auparavant. Les deux esclaves, Géréon et Jasmin s'étaient révoltés contre le système esclavagiste.
Cette commémoration a lieu dans le cadre de "l'Année Elie", en hommage au jeune esclave qui avait pris la tête de la révolte à Saint-Leu en 1812. Une révolte qui a marqué un véritable tournant dans l'Histoire de la Réunion, car pour la première fois des hommes et des femmes privés de liberté décidaient d'unir leurs forces pour contester leur situation d'asservissement.
La révolte de Saint-Leu fut violemment réprimée par les maitres, le pouvoir colonial de l'époque condamnant 25 esclaves à la mort, dont le jeune Elie, Géréon et Jasmin.
C'est pour ne pas oublier cette partie de l'Histoire, que la ville de Saint-Denis a décidé d'implanter cette stèle au Barachois, lieu où Géréon et Jasmin furent décapités le 10 avril 1812, il y a 199 ans, "i[les deux esclaves ont été décapités à la hache sur cette place car ils étaient des révoltés, des militants de la liberté]i".
La révolte de Saint-Leu est une partie de l'histoire réunionnaise que l'historien Sudel Fuma a décidé de mettre en avant pour cette "Année Elie". Une minute de silence a été observée au moment de l'inauguration de la stèle suivie d'un hommage au son du kayamb.
La même initiative va avoir lieu à Saint-Paul et Saint-Leu dans le courant de l'année pour commémorer la mémoire des 25 esclaves qui ont perdu la vie au nom de la liberté.


