Saint-André : deux capsules temporelles enfouies par les enfants de l’école Sainte-Geneviève qui fête ses 200 ans

Pour marquer son bicentenaire, l’école privée Sainte-Geneviève de Saint-André a multiplié les événements cette semaine, jusqu’à la journée de clôture ce vendredi. Une célébration marquée par des chants, des danses et par l’enfouissement de deux capsules temporelles destinées à être rouvertes dans dix ans par les futurs élèves de l’établissement.
Quand le moment de les déterrer arrivera, les enfants d’aujourd’hui seront presque majeurs. Ils se souviendront sûrement de ce 14 novembre 2025 où, avec leurs camarades de CM1 et de CM2, ils ont enfoui des cadeaux et des messages destinés aux élèves de 2035 de l’école Sainte-Geneviève.
Une manière de marquer l’histoire et de rappeler que l’établissement est lui-même un morceau d’histoire de La Réunion. L’école fête cette semaine ses 200 ans, ce qui en fait l’une des plus anciennes structures éducatives de l’île.

200 ans d’éducation, de transmission et de valeurs
“200 ans d'histoire, d'éducation et de valeurs humaines”, célébrés à travers une semaine placée sous le signe de la “mémoire, du partage et de l'ouverture culturelle”.
Fondée en 1817 par le Père Minot et soutenue par les Sœurs de Saint-Joseph de Cluny, l’école a traversé les époques “tout en restant fidèle à sa mission : enseigner, aimer, servir”, rappelle un communiqué. Aujourd’hui, elle accueille 681 élèves, et 548 familles lui font confiance pour accompagner les enfants “sur le chemin du savoir et de la vie”.
L'école s'était déjà mobilisée la semaine dernière pour dire non au harcèlement scolaire.
Pour ses 200 ans, l’école a organisé divers ateliers et animations, dont une journée “école pour tous” aux couleurs du vivre-ensemble réunionnais. Les marmailles avaient troqué l’uniforme contre “une tenue qui reflétait leur culture”.
Des ateliers sur Anne-Marie Javouhey, fondatrice de la Congrégation, faisaient également partie du programme, ainsi que la visite de trois religieuses retraitées : Sœur Rosa, Sœur Suzette et Sœur Marie-Odile.

À rouvrir dans dix ans : deux capsules temporelles
Le moment fort de la journée est arrivé après les chants, discours et danses. Les délégués du CM1 et du CM2 ont rejoint le jardin où une stèle a été installée pour accueillir deux “capsules temporelles”.
“Sous cette terre sont scellées les capsules du temps enfouies par les élèves de CM1 et de CM2 (…) Ils y ont glissé leurs mots, leurs rêves et un peu de leur présent, pour que ceux de demain puissent entendre battre le cœur d’hier”, peut-on lire sur le message destiné aux écoliers de 2035.
L’idée vient d’Annelyse Fontaine, enseignante. Une manière de montrer le temps qui passe, “quelque chose qui peut se perpétuer de génération en génération, de montrer qu’il y a eu un avant et qu’il y aura un après”.
Inspiré d’une tradition américaine, le concept a séduit les enfants : chacun a laissé un objet, un dessin, un poème ou une lettre.
Selon l’équipe, de nombreuses cartes Pokémon ont été déposées... certaines pourraient valoir cher dans dix ans !

Un symbole de paix pour accompagner les enfants
La cérémonie s’est conclue par la plantation d’un olivier, symbole de paix et de transmission.
La semaine d’anniversaire s’achèvera ce samedi avec une messe solennelle célébrée par Monseigneur Chane Teng à l’église de Saint-André.


