RÊVONS D’UNE NOUVELLE DÉONTOLOGIE DE L’ÉLU(E)

L’augmentation excessive des indemnités des élu(e)s de la Cirest continue à faire débat - c’est tant mieux - et pose le problème de la moralisation de la fonction d’élu-e . L’on peut regretter cependant que le sujet soit seulement de saison. C'est-à-dire, qu’on en parle au moment des élections, ça fait un peu de chahut, et puis plus rien jusqu’au prochain scrutin.
Dans ces conditions - et avec la loi qui régularise honteusement les dérives - la moralisation effective de la fonction d’élu-e , n’est pas pour demain, si la classe politique , dans son ensemble , ne s’y met pas . Véritablement. Et les citoyens aussi, à l’image de ce Collectif « Bon sens et Créativité » qui avait en octobre 2015, tenté une action très louable.
Composé de Raymond Lauret , Wilfrid Bertile , Emmanuel Lemagnan , et quelques autres , ce collectif s’était donné pour mission de réconcilier citoyens et politiques et mettre fin aux abus , en proposant « une nouvelle déontologie de l’élu (e ) », autour de trois axes . Une entreprise difficile, sauf à condition d’être activement soutenue.
L’un des trois axes du manifeste consistait à mettre fin au cumul des indemnités. « Il est anormal, soulignait le Collectif, que d’aucuns, à partir d’un seul mandat électoral, puissent cumuler des indemnités de Maire ou d’adjoint, de Président et de Vice-président d’intercommunalité ou de SEM ». Un cumul qui permet à certains d’avoir en fin de mois « des salaires plus importants que celui d’un ministre ».
Cinq ans après, nous sommes au même stade et ne pouvons reprocher à ce Collectif courageux d’avoir tenté l’impossible. Cet échec, si échec il y a, nous incombe à tous. Certes, la loi du 15 septembre 2017 a eu pour effet quelques avancées, mais ne visait que les parlementaires .Un autre débat. Pas les élus locaux.
« Il nous faut nous rendre à l’évidence que notre République n’est pas à la veille de changer l’ensemble de ses travers ». « Rêvons que chez nous, il se trouve des citoyens, choqués par ce que la loi autorise, pour entretenir le débat. Rêvons et espérons ».Et agissons . Salut Raymond !
Paul Dennemont


