Roches noires et Boucan contraintes d'ouvrir la baignade sans filets anti-requins

"La houle persistante" aura eu raison des efforts des MNS de Saint-Paul, explique Eric Pesnel, responsable des plages. "Les corps morts sur lesquels sont fixés les filets à chaque extrémité sont ensablés du fait de la houle", précise-t-il.
Les filets, eux, sont bien là mais ne sortent plus des locaux des sauveteurs. Même si le dispositif filets était annoncé il y a quelques mois comme la condition obligatoire pour ouvrir la baignade, la mairie se devait d'assouplir sa ligne de conduite pour les baigneurs, certes, mais aussi vis-à-vis des commerçants.
A défaut de filets donc, l'observation reste le maître-mot. "Nous comptons à ce jour 20 observateurs qui fonctionnent par cycle sur les deux sites", ceux-là même qui avaient été recrutés fin 2011, en parallèle de la pose des filets. En plus des yeux qui surveillent depuis la vigie, la patrouille sur le plan d'eau des MNS, en amont de la zone de baignade, arrive en second rideau. Sans filets, "l'éloignement par rapport au rivage des baigneurs est à la libre appréciation des MNS".
Devant la réalité des conditions météo marines, la mairie prend les devants en imaginant un système de substitution avec des filets qui doivent être posés le matin puis retirés en fin d'après-midi. "Sur les deux entreprises consultées qui sont spécialistes dans les travaux sous-marins, une esquisse de projet d'une première entreprise locale doit être transmise à la mairie dans quelques jours", explique Eric Pesnel.
Les observateurs prennent du galon
La mairie attend donc des propositions qui aillent dans le sens d'un déploiement des filets même par temps de houle, pour éviter cet écueil récurrent de l'ensablement des points d'ancrage.
La finalisation de ce projet n'interviendra pas avant quelques mois. D'ici là, les filets actuels seront posés seulement si le fond marin le permet.
Une meilleure nouvelle vient de la terre ferme. "Les observateurs ont tous passé et obtenus leur formation des premiers secours niveau 1. Ils ont donc le titre de secouristes", relève Eric Pesnel.


