Qui est responsable de la “casse sociale” au Conseil général ?

Gilbert Annette aime critiquer “la politique de casse sociale du gouvernement”. C’est aussi le cas de certains communistes et centristes.
Pas un seul ne conseiller général de la majorité composite, à l’exception de Nassimah Dindar, ne s’est exprimé depuis vendredi sur la liquidation judiciaire de l’Association régionale d’aides sociales territorialisées (ARAST).
C’est vrai, déjà qu’ils ont été rares ceux qui ont accepté de rencontrer, de manière officielle, le Collectif des salariés de l’ARAST, et pour les rares à l'avoir fait, il ne fallait surtout pas que cela se sache.
Pas un seul conseiller général n’a apporté un mot de soutien ou de réconfort aux 1.196 salariés qui ont perdu leur emploi, ou aux bénéficiaires des prestations sociales du Conseil général. “Cela aurait été mal perçu”, explique un élu de la majorité.
Pourtant, mardi dernier, plusieurs membres de cette même majorité ont entériné la création d’un GIP (Groupement d’intérêt public), et sa validation est à l’ordre de l’assemblée plénière de ce matin.
Pas un seul membre de l’opposition n’a pris position sur ce dossier avant et après vendredi. “On nous aurait accusé de récupération politique”, avance un conseiller général d’Objectif Réunion.
Lors de l’assemblée plénière de ce matin, aucun conseiller général qu’il soit de la majorité composite ou de l’opposition n’aura d’excuse. Car, il s’agit désormais de trouver la responsabilité d’un tel gâchis, d’un tel drame et d’un tel massacre.
Cette responsabilité devra à tout prix être définie. Ce serait la moindre des choses pour les ex-salariés et les ex-bénéficaires de l’Arast. Eux donneront sans doute leur avis sur cette question en 2011. Vivement 2011…


