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Quatre ans ferme pour avoir tenté d’agresser sexuellement sa voisine âgée et malade à Saint-Denis

Ecrit par S.G – le samedi 25 avril 2026 à 17H12
Photo d'illustration.

Un homme de 53 ans en rupture de traitement a été condamné à quatre ans de prison ferme pour avoir violenté et tenté d’agresser sexuellement sa voisine lundi 2 mars à Sainte-Clotilde.

Le soleil vient à peine de se lever lundi 2 mars lorsque les policiers sont appelés vers 6h du matin par les habitants d’une résidence de Sainte-Clotilde, témoins d’une scène particulièrement choquante.

Alertés par les cris de la vieille dame du rez-de-chaussée, ils découvrent celle-ci allongée par terre. A côté d’elle, un de leurs voisins a moitié nu lui tire les cheveux en essayant de lui imposer une fellation. La victime est mise à l’abri et l’homme regagne son appartement, où les policiers le retrouvent « amorphe » sur le canapé.

"Violence extrême"

Ramené au poste, l’homme de 53 ans qui a visiblement consommé des stupéfiants et tient des propos incohérents n’est pas en état d’être placé en garde à vue. Hospitalisé en psychiatrie, il ne sera auditionné que le lundi 20 avril.

Schizophrène en rupture de traitement, déjà connu de la justice pour violences, le quinquagénaire reconnaît avoir frappé la vieille dame, qu’il sait pourtant malade et vulnérable d’autant qu’elle marche avec une canne.

Lire aussi : Une septuagénaire agressée sexuellement par un autre patient

Blessée à la tête, au thorax et au doigt, la victime s’est vu délivrer une interruption totale de travail de cinq jours. « Une scène d’une violence extrême », avait décrit l’avocate de la partie civile, soulignant à quel point « (s)a cliente est traumatisée. »

Discernement altéré, pas aboli

« J’entendais des voix qui me disaient qu’elle allait m’empoisonner avant le ramadan » explique le prévenu mercredi 22 avril à l’audience de comparution immédiate, tout en affirmant n’avoir aucun souvenir de la tentative d’agression sexuelle alors qu’il avait consommé de l’ecstasy. L’expert psychiatre estime néanmoins le suspect accessible à une sanction pénale.

« Est-ce qu’on juge les fous ? Le psychiatre dit que ce monsieur avait un discernement altéré, mais pas aboli », souligne la procureure. « Était-il sous l’emprise de sa maladie ou refuse-t-il de se souvenir ? Il y a un besoin de soins évident mais les faits restent d’une particulière gravité », estime la magistrate en requérant une peine de cinq ans d’emprisonnement ferme tenant compte de l’altération du discernement du prévenu.

"En lien avec sa situation sanitaire"

« Les faits sont en lien avec sa situation sanitaire », plaide la défense. « Quand Monsieur suit des soins, il est parfaitement fréquentable dit sa famille. Les faits reprochés sont le résultat de trente ans de schizophrénie et d’une rupture de traitement, il faudra en tenir compte dans la peine », demande son avocate.

Après en avoir délibéré, le tribunal condamnera le prévenu à quatre de prison ferme avec mandat de dépôt à l’audience. Il se voit également imposer une obligation de soin et l’interdiction de contacter la victime, en plus d’une inscription au fichier des auteurs d’infractions à caractère sexuel.

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