Quand le frère du Voyou de La République française fait main basse sur les retraites
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Notre Voyou de La République française avait tenté, il est vrai de manière un peu gros doigt, de placer son fils, mais sans succès. Il fait aujourd'hui dans la subtilité pour son frère ou presque. Ça aide bien, dans la vie, d’avoir un frère chef de l'État du genre de Nicolas Sarkozy ! "Il ne s’agit pas que d’une coïncidence. Mais bien plutôt d’une stratégie concertée en famille : l’un assèche les régimes par répartition tandis que l’autre pose les fondements du système par capitalisation", écrit Médiapart pour qui Guillaume Sarkozy, patron de Malakoff Médéric, est en train de monter, avec la complicité de l’Elysée, un fonds de pension à la française !
Guillaume Duval, rédacteur en chef d’Alternatives économiques, commentant sur sa page Facebook un article des Echos titré, "Retraite : la réforme va faire évoluer en profondeur l’épargne privée" : "Loin de sauver la retraite par répartition, la réforme du gouvernement contient de nombreux articles destinés à doper l’épargne retraite malgré les catastrophes qu’on a constaté en 2009, comme déjà en 2001, dans tous les pays qui avaient fondé leurs systèmes de retraite en priorité sur l’épargne individuelle. Mais en France comme ailleurs le lobby de la finance a les poches profondes et le bras long…"
Prenant cette fois appui sur un article de Juritravail, "Levé de rideau sur les trois volets de la réforme de l’épargne retraite" Guillaume Duval insistait à nouveau le lendemain : "Ce n’est pas l’aspect le plus médiatisé de la contre-réforme des retraites mais les mesures en faveur de fonds de pension à la française qu’elle contient sont d’une grande portée, malgré le désastre qui frappe actuellement les systèmes de retraites de ce type partout dans le monde du fait de la crise…"
Eh bien figurez-vous qu’un tel "fonds de pension à la française" est en voie de création, avec aux commandes… Guillaume Sarkozy !
Selon Mediapart, "le frère du président vise le pactole du marché de la retraite complémentaire privée". "Et prépare pour cela une alliance avec des acteurs semi-publics", annonce en effet le Nouvel Observateur. Pour le site d’information Médiapart, la contre-réforme des retraites "va conduire à l’asphyxie financière des grands régimes par répartition" et sera donc "propice à l’éclosion de ces grands fonds de pension qui n’étaient pas encore parvenus à s’acclimater en France, à quelques rares exceptions près".
Et parmi eux donc, le groupe Malakoff Médéric, dont Guillaume Sarkozy est le Délégué général. Explication de Mediapart : "Il ne s’agit pas que d’une coïncidence. Mais bien plutôt d’une stratégie concertée en famille : l’un assèche les régimes par répartition tandis que l’autre pose les fondements du système par capitalisation. Guillaume Sarkozy a engagé son entreprise dans une politique visant à en faire un acteur majeur de la retraite complémentaire privée. Et il a trouvé des alliés autrement plus puissants que lui, en l’occurrence la Caisse des dépôts et consignations (CDC), le bras armé financier de l’Etat, et sa filiale la Caisse nationale de prévoyance (CNP). Ensemble, tous ces partenaires vont créer, le 1er janvier prochain, une société commune qui rêve de rafler une bonne part du marché qui se profile. Cette société n’aurait jamais vu le jour sans l’appui de l’Elysée".
Le nouvel observateur précise l’accusation : "En effet, la Caisse des dépôts et consignations est une institution publique présidée par un parlementaire. Pour sa part, la Caisse nationale de prévoyance (CNP) est une filiale de la Caisse des dépôts et consignations, de la Banque postale et du groupe Caisses d’Epargne, lui-même présidé par François Pérol, ancien secrétaire général adjoint de l’Elysée".
Tiens revoilà Pérol, l’homme scandaleusement blanchi de l’accusation de prise illégale d’intérêt par Jean-Claude Marin, procureur de Paris, le même qui a fait appel contre de Villepin dans l'affaire Clearstrem. La Sarkozie est un petit monde… Continuons avec Médiapart : "Pourquoi la CDC se lance-t-elle dans pareille aventure pour faire le jeu du système adverse, celui par capitalisation ? Et pourquoi, de surcroît, le faire avec une entreprise dont le patron est le frère du chef de l’Etat ?"
Et bien la réponse est assez simple. Vous ne la devinez pas ? Parce qu’"Ensemble, tout devient possible" voyons! Avec les retraites de misère qui seront servies aux millions de Français "coupables" de ne pas disposer de toutes leurs annuités, le marché de la retraite complémentaire devrait représenter entre 40 et 100 millions d’euros : "En fonction de l’aspect final de la réforme", précise le nouvel observateur, "les Français connaîtront une baisse plus ou moins considérable du taux de remplacement, c’est-à-dire du montant de la pension rapporté au salaire, et donc se précipiteront sur les systèmes de retraite complémentaire". Mediapart publie notamment le "business plan" confidentiel, "qui fixe pour objectif une part de marché de 17% d’ici dix ans".
Heureusement que le Voyou de La République a mis en place une commission chargée de réfléchir à comment se prémunir contre les conflits d'intérêt.
Le collectif des va s'y


