À propos de l'interview donné samedi matin sur France-Inter par Daniel Cohn-Bendit

Des amis m'ayant reproché de ne pas m'être précipité pour écouter la parole éclairée de ce considérable personnage de notre Histoire, je me suis alors senti obligé, recourant aux possibilités offertes par le replay, de me rattrapper en m'en infligeant l'écoute plus ou moins attentive. Et il m'a fallu patiemment endurer les habituelles et fallacieuses impudences que les serviles "journalistes" qui officient sur nos ondes "nationales" s'empressent de recueillir avec une piété si respectueuse et si digne de tous les éloges.
Le dit interview commence fort bien. Puisqu'il commence par un grossier mensonge très facile à démasquer ! C.- B. prétend en effet que, en 1968, Georges Marchais, alors secrétaire général du PCF, l'aurait traité de "juif allemand". Cela est archifaux ! Ce que Marchais, dans les colonnes de L'Humanité, avait précisément écrit, c'était "l'anarchiste allemand Cohn-Bendit". Ce sont les gauchistes qui, avec la plus totale mauvaise foi, sont allés prétendre que, derrière les mots de Marchais, ce qu'il fallait en fait percevoir, c'était, suggérée de façon subliminale, une sournoise dénonciation à caractère antisémite ! D'où le slogan qui en découle : "Nous sommes tous des juifs allemands", un refrain que les étudiants bien manipulés (j'en étais !) se sont empressés d'entonner, enchantés de pouvoir ainsi se parer, eux aussi, d'une flatteuse auréole victimaire. Voir également les braves CRS ni plus ni moins transformés par les mêmes en affreux SS... Quelle honteuse mascarade !
Puis l'entretien se poursuit avec des considérations d'une grande banalité sur les difficiles problèmes de la "judéité", ceux, très délicats, du positionnement par rapport au Sionisme et à Israël. Bavardages très convenus, sans guère d'originalité, mais qui ne mangent pas de pain ! Au moment de conclure l'entretien, l'un de nos courageux journalistes branche C.- B. sur De Gaulle et lui réclame un jugement sur ce personnage que les Français d'aujourd'hui sont de plus en plus nombreux à regretter. Alors notre gugusse, bon prince, veut bien concéder que le Général avait pu jouer un rôle positif en 40 en appelant à la Résistance, puis, après 58, en mettant un terme à la Guerre d'Algérie, mais que "à la fin des années 60, il n'était pas à la hauteur". Sous-entendu, je vous ai rendu un grand service en déboulonnant ce vieux totem, en aidant à dégager ce vieux débris !
Merci, mon cher Dany, pour ce travail de salubrité publique ! Mais, malheureusement, tu ne t'es pas arrêté en si bon chemin, toi qui te voulais "à la hauteur", puisque tu nous as fait ensuite la promotion de la calamiteuse Europe de Maastrich pour laquelle tu as appelé à voter, puisque, toi le grand pacifiste, tu as soutenu les désastreuses guerres de Bush, Blair et Mitterrand en Irak, puis celle tout aussi désastreuse de Sarkozy en Libye... Plus tard, tu n'as pas craint non plus de cautionner le hold-up présidentiel de Macron dont tu t'es fait le très diligent et très zélé agent électoral. Admirable bilan ! Tu peux bien parler du "rapport apaisé" que tu as aujourd'hui avec la grande figure du Général, figure que tu affectes de considérer avec un brin de condescendance apitoyée. La réalité c'est que, par rapport à la stature de ce dernier, par rapport à l'héritage immense que De Gaulle nous a laissé (héritage malheureusement en partie dilapidé par l'incurie de ses piteux successeurs), ce que, toi, tu nous a apporté, ce n'est rien d'autre que malfaisances et impostures à répétition.
Sans parler de tes exploits pédophiles, qui font que les Verts allemands ne veulent plus entendre parler de toi et que tu es aujourd'hui devenu personna non grata Outre-Rhin ; des "exploits" qui, si nos implacables féministes et nos vigilantes Metoo se montraient un minimum conséquentes avec ce qu'elles nous proclament, devraient normalement t'interdire de continuer à te pavaner dans nos médias. Pour celles et ceux qui ne sont pas informées de cet aspect peu reluisant du personnage, je mets le lien avec l'émission de Pivot où ce porc est un jour venu se vanter du plaisir qu'il avait éprouvé, dans le jardin d'enfants dont, pendant son "exil" à Francfort, il avait pris la responsabilité, à se faire débraguetter par une fillette de 5 ans : https://www.gentside.com/pedophilie/pedocriminalite-daniel-cohn-bendit-lui-aussi-rattrape-par-ses-propos-sur-les-jeunes-enfants_art93708.html .
Alors, pourquoi demander des comptes à Mazneff, cet amateur revendiqué de fraîches adolescentes, et pas à celui qui, s'il n'a pas dépravé lui-même de très jeunes enfants (comme naguère, même si aujourd'hui il le dément, il l'avait pourtant fièrement affirmé), a du moins, par ses odieuses déclarations, moralement justifié les agissements criminels d'indiscutables et avérés prédateurs pédophiles ?
André Pouchet, le 07/06/20.


