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Prise illégale d’intérêts : Alain Armand condamné une nouvelle fois en appel

Condamné en novembre 2019 par la cour d’appel de Saint-Denis pour prise illégale d’intérêts dans l’affaire Sodiac-Sobefi, Alain Armand avait vu cette décision cassée par la Cour de cassation en avril 2021. Rejugé devant cette même cour d'appel, il écope de 6 mois de prison avec sursis, 15.000 euros d'amende et 10 ans d'inéligibilité.
Ecrit par Isabelle Serre – le jeudi 14 septembre 2023 à 12H27

Après avoir été relaxé en première instance dans l’affaire Sodiac-Sobefi, Alain Armand avait été lourdement condamné en appel avec une peine d’un an de prison avec sursis, 30.000 euros d’amende, mais également 10 ans d’inéligibilité et 5 ans d’interdiction d’exercer dans la fonction publique. Il s’était alors pourvu en cassation, ce qui lui avait permis de se présenter aux élections municipales à Saint-Denis.

En avril 2021, la Cour de cassation avait cassé la décision de la cour d’appel de Saint-Denis, estimant que celle-ci n’avait pas suffisamment justifié sa décision. Renvoyée une nouvelle fois en appel, l'affaire a été réexaminée. Ce jeudi, les magistrats de la rue Juliette Dodu ont rendu leur décision : 6 mois de prison avec sursis, 15.000 euros d'amende, 10 ans d'inéligibilité et une interdiction d'exercer dans la fonction publique pendant 5 ans.

On se souvient qu'entre 2011 et 2014, Alain Armand était président de la Sodiac et gérant de la société de conseil « 2A » qui réalisait du consulting pour le Groupe Sobefi, lui-même actionnaire sur un projet immobilier que la Sodiac avait racheté, la SCCV Les Glorieuses. Il est accusé d’avoir joué sur plusieurs tableaux lors d’une opération immobilière opérée par la Sodiac.

Lors du procès en appel, l’élu maintenait n’avoir pas été au courant de l’implication de la Sobefi en tant qu’actionnaire de la SCCV Les Glorieuses. C’est avec le directeur général délégué de la Sodiac, Eric Cadet, que la Sobefi aurait traité, expliquait-il pour sa défense.

Alain Armand affirmait avoir cru que la Sobefi était sortie de la SCCV et que, même si ses revenus étaient de 3500 euros mensuels, il n’avait eu qu’une responsabilité limitée au sein de la Sobefi. Il affirmait donc n’avoir "pas été au courant de tout". Des arguments qui n'ont pas convaincu les juges.

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