Présidentielle : 47% des Français pourraient voter en fonction des propositions en matière de bien-être animal

Les électeurs les plus attentifs à ce sujet sont ceux qui déclarent qu’ils voteront pour Yannick Jadot (Europe Ecologie – Les Verts), Jean-Luc Mélenchon (La France Insoumise) et Marine Le Pen (Rassemblement National). Les moins sensibles à ces thématiques sont les partisans de Xavier Bertrand (Droite), d’Anne Hidalgo (Parti Socialiste) et d’Emmanuel Macron (La République en Marche).
Pour 84% des personnes interrogées, il s’agit d’un sujet important (un chiffre stable sur les 10 dernières années, avec 83% en 2011 et 80% en 2017). Et elles ne sont que 4% à considérer que le bien-être des animaux n’a aucune importance. "Dans le détail, l’attachement à la cause animale dépasse tous les clivages, qu’ils soient politiques, sociaux ou géographiques", note [Woopets]urlblank:https://www.woopets.fr/chien/actualite/francais-cause-animale-enjeu/ , à l'initiative du sondage.
Les Français apportent ainsi un soutien quasi-unanime à la loi votée en janvier dernier puisque 90% d’entre eux s’y disent favorables et seulement 3% pas du tout favorables. "Ainsi, l’interdiction de détenir des animaux en cas de condamnation pour maltraitance est plébiscitée par 96% des Français, tout comme le durcissement des sanctions à l’encontre de personnes coupables d’actes de cruauté et de sévices qui recueille l’assentiment de 95% d’entre eux. C’est pourquoi la proposition de créer un certificat de sensibilisation préalable à l’acquisition d’un animal domestique apparaît comme une bonne initiative pour 87% des répondants, de même que l’interdiction de la vente de chiens et de chats dans les animaleries (69%), en hausse de 12 points en quelques mois", précise Woopets.
Amélioration des conditions de vie des animaux d’élevage
Par ailleurs, 9 personnes sur 10 se prononcent en faveur de la stérilisation des chats errants, preuve d’une vraie prise de conscience des conditions de vie difficiles des félins lorsqu’ils prolifèrent sans contrôle. "En quelques années, une chatte non opérée et ses descendants peuvent donner vie à plusieurs milliers d’autres chats, et il n’est pas en France une commune qui ne soit confrontée à cette question", est-il rappelé.
La situation des animaux sauvages préoccupe elle aussi les Français qui s’opposent à 88% à la possibilité d’en détenir tandis que près de 7 sur 10 (69%) sont favorables à l’interdiction de leur utilisation dans certaines circonstances, cirques, parcs aquatiques ou manèges par exemple. Il en est de même pour l’interdiction des élevages de vison qui recueille 84% d’opinions positives.
L'Ifop a également mesuré l’adhésion des Français à des dispositions ne figurant pas dans la loi mais qui font régulièrement l’objet de débats. C’est notamment le cas de l’amélioration des conditions de vie des animaux d’élevage. Il en ressort que 9 personnes sur 10 (89%) se prononcent pour l’interdiction de l’élevage intensif dans des espaces réduits, plus de 8 sur 10 sont favorables à l’installation de la vidéosurveillance dans les abattoirs et à l’interdiction d’élever des poules pondeuses en cage. Les Français réaffirment en outre leur rejet de la chasse à courre (7 sur 10 sont pour son interdiction) et de la corrida pour 65% d'entre-eux.
*Enquête menée par l’Ifop du 14 au 16 septembre par questionnaire auto-administré auprès de 1 014 personnes représentatives de la population française âgée de 18 ans et plus.


