Pourquoi faire travailler les séniors à 62/67 ans, alors que nos jeunes sont dans un chômage chronique ?
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Et, les propos se terminent, en disant "dofé dan’ la pail’ kann’, larg pa baya !…". On peut se le dire que le bras de fer semble lancer, étant donné que les 67 ans proposés s’approchent des 68. 68 ? J’espère que non.
Mais malgré tout, en regardant de plus près, tous les ingrédients s’y prêtent pour l’explosion. Mais qui provoquera l’étincelle aux barriques de poudre ? L’avenir nous le dira.
Ce qui est certain, la conjoncture actuelle est extrêmement grave, tendue, profonde et ce n'est pas la réforme des retraites qui résoudra le problème de l'emploi. D’où ce refus massif de la rue, que personne n’entend.
La réforme que la population attend c’est une réforme sur l’emploi.
La rue demande qu’on s’attaque au chômage, qui répondra automatiquement au problème de retraites. Voilà un vrai traitement pour tous les maux que nous souffrons.
Alors, c’est bien d’une réforme pour l’emploi qui est à faire, pour lutter contre ce chômage qui s’enkyste, qui persiste, qui se renforce et qui reste la source de tout mal.
Le Président a bien gravé dans son programme présidentiel que "le travail est au cœur de son projet présidentiel. Tout doit être fait pour donner du travail à ceux qui n’en ont pas. Le droit du travail sera réformé pour inciter les entreprises à embaucher (..) Je souhaite que nous atteignions le plein-emploi en moins de cinq ans. C’est possible. Chacun pourra avoir un travail stable à temps complet, je pense notamment aux femmes, aux jeunes... C’est ainsi que nous lutterons le mieux contre la pauvreté et l’exclusion…".
C’est bien une réalité juste, avec un travail, c’est moins de pauvreté, moins d’exclusion, moins de l’oisiveté, moins de délinquants, peut-être moins de violence… etc mais surtout plus de cotisants pour la retraite.
Car le vrai problème des retraites, c’est le manque de cotisations. Pour avoir plus de cotisations, il faut créer de l’emploi.
Faire travailler les séniors deux ans de plus, c’est moins de travail pour les jeunes et résoudra en rien le problème de retraite.
Mieux encore, le gouvernement s’oriente vers une politique inverse, qui crée du chômage, en supprimant des emplois dans la fonction publique et le non remplacement d’un départ en retraite sur deux.
Combien cotiseront encore demain, si l’on insiste à supprimer autant d’emplois ? Alors pourquoi supprimer les postes dans la fonction publique ? Pourquoi faire travailler un sénior deux ans de plus alors que des milliers de jeunes sont sans travail et en recherche d’emploi ? Ne faut-il pas embaucher un ou deux jeunes à la place d’un sénior qui partirait en retraite à 60 ans ?
Ce sera un ou deux chômeurs en moins et un ou deux cotisants de plus. Voilà une réponse logique pour lutter contre le chômage et solutionner le problème de retraite.
Mais pourquoi nos gouvernants sont aussi "obtus" ? Que recherchent t-ils dans ce bras de fer ?
Alphonse Allais disait "une fois qu’on a passé les bornes, il n’y a plus de limites". Voilà une phrase qu’on se doit de méditer ensemble, pour les manifestations qui s’annoncent !
Jean Claude COMORASSAMY.


