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Pour ou contre un nouvel an sur la plage sous contrôle?

Ecrit par zinfos974 – le vendredi 5 novembre 2010 à 17H41

Midi, soleil ardent, des gens lisent, écrivent, se baignent, marchent tranquillement au rythme des vagues et du vent. La plage de l’Ermitage à la Saline-Les-Bains est bien calme, un silence parfois interrompu par des rires d'enfants qui sautent dans l’eau. 

Dans quelques semaines, il en sera tout autrement. Qui dit nouvel an sur la plage, dit des milliers de personnes rassemblées, des musiques à tout va et des cris hystériques. Mais cette année, la mairie de Saint-Paul est bien décidée à encadrer l'événement, notamment pour éviter de retrouver la zone de l'Ermitage sans dessus dessous le lendemain du Réveillon.

C’est dans le calme, et sous un soleil torride, que nous sommes allés à la rencontre des quelques personnes présentes sur la plage aujourd'hui, pour leur demander leur avis sur ce projet de veiller au bon déroulement de la soirée.

Rendre les gens plus responsables

Pour Marie, concentrée dans la lecture de l’Atalante d’Anna Gavalda, "c’est une très bonne initiative. Les lendemains de nouvel an, on retrouve pleins de déchets sur les plages. Le fait d’installer des poubelles et de mettre en place des patrouilles permettrait selon elle de rendre les gens plus responsables".

Mais pour Aimée, "avec 4 grammes d’alcool dans le sang si on nous empêche de faire la fête, ça risque d’être explosif". Elle nous explique qu’elle serait choquée de voir la police sur la plage alors qu’elle fait la fête. Elle n’aime pas avoir l’impression d’être constamment surveillée et de ne plus avoir le droit de rien faire sans que l’Etat s’en mêle. Pour elle c’est un manque ultime de liberté.

Assurer la sécurité des gens

Lors de ces "orgies romaines", plaisante Mélanie, "des filles se font violer". Et, elle ne serait pas mécontente de se sentir en sécurité en voyant des policiers faire des rondes. Les festivités du nouvel an sont un moment convivial mais il y a beaucoup trop d’excès à ses yeux. Pour elle, il faudrait les canaliser et la peur du gendarme aiderait beaucoup pour calmer certaines personnes.

Pour Raymonde, occupée à écrire des lettres pour ses petits enfants, cela ne ferait pas de mal d’encadrer le nouvel an. "On a tout à y gagner", assure-t-elle. Elle trouve très "glauque" l’ambiance qui règne devant les bars qui sont en bord de mer les soirs de fêtes. "Certes, les gens s’amusent", mais elle ne peut s’empêcher de trouver ces scènes tristes... "Les gens se font du mal, ils ne comprennent plus leurs corps une fois l’alcool dans le sang et commettent des conneries". Et, elle sait de quoi elle parle, plaisante-t-elle, elle a été jeune aussi !

Se prendre en charge soi-même

Pour Carole, le problème est ailleurs : "Bien sûr qu’il faut assurer la sécurité des gens mais ils sont assez grands, assez matures, pour se prendre en charge eux même et pour assumer leurs actes", lance-t-elle. Elle ne voit pas trop l’intérêt d’encadrer le nouvel an si ce n’est que pour rassurer certaines catégories de personne. "Si quelqu’un a envie de foutre le feu à une cabane, police ou pas, il le fera", pense-t-elle.
Et puis, demande-t-elle amusée : "Il faudra combien de gendarmes pour maîtriser un millier de fêtards ?"

 

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