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[Pierrot Dupuy] Encore du gaspillage d’argent public, mais dans les associations cette fois

Ecrit par zinfos974 – le lundi 1 avril 2019 à 07H05

?? [Pierrot Dupuy] Encore du gaspillage d’argent public, mais dans les associations cette foisQu’il est décidément facile de dilapider l’argent public…
 
Après avoir évoqué à plusieurs reprises, au risque de déplaire à certains président de collectivités, les salaires royaux, que dis-je ?, impériaux, que reçoivent certains directeurs de SEM et autres SPL, je vais évoquer ce matin les salaires, non moins scandaleux, que se versent certains directeurs d’associations.
 
Nous connaissons tous les cas de ces associations dans lesquelles un petit malin s’auto-désigne directeur après avoir placé à la présidence un ami, quand ce n’est pas sa femme, et qui, parce-que proche d’une mairie ou d’une collectivité, perçoit des subventions importantes lui permettant de se verser tous les mois un salaire conséquent.
 
Malheureusement, et ce n’est pas un hasard, ces mêmes associations sont souvent les moins efficaces. Il est vrai qu’on ne leur demande pas grand-chose, juste d’être là quand il le faut, au moment des élections…
 
Mais ceux-là sont des petits joueurs, des amateurs, comparés aux dérives de certaines grosses « associations », du type de l’AURAR, une structure qui fait les choux gras de Jacques Tillier tous les samedis matin, et qui a fait l’objet d’un gros dossier dans le JIR de vendredi.
 
On y découvre une association dans laquelle la directrice, Marie-Rose Won Fah Hin, se verse tous les mois un salaire de plus de 13.000€ net. On n’est pas loin, vous en conviendrez, des 14.000€ qui devaient être versés au directeur de la SPL Edden par le Département de La Réunion… Et les salaires des autres dirigeants sont à peine inférieurs.
 
Mais peut-on encore parler d’association pour une structure qui génère un chiffre d’affaires de plus de 41 millions par an, et qui dispose de filiales qui sont elles-mêmes des holdings avec d’autres filiales ?
 
Peut-on encore parler d’association, quand on découvre à la lecture du rapport de la Chambre régionale des comptes que l’AURAR réalise une marge, c’est-à-dire un bénéfice, de 80% sur les prestations remboursées par l’Assurance maladie ?
 
Peut-on encore parler d’association quand on dispose d’une trésorerie supérieure à 22 millions d’euros ?
 
Mais alors, pourquoi avoir choisi ce statut associatif, me direz-vous ? D’abord parce qu’il permettait de ne pas payer d’impôt sur les bénéfices. Pratique quand on en réalise entre 3 et 3 millions et demi de bénéfices par an, malgré les salaires astronomiques que se versent les dirigeants. Heureusement que l’administration fiscale, après avoir longtemps fermé les yeux, a fini par se réveiller en infligeant un redressement de plus de 7 millions !
 
Ensuite, il est bien plus facile de contrôler une association qu’une société. Il suffit d’ « arroser » les membres du conseil d’administration de différents cadeaux et voyages pour qu’ils ferment complaisamment les yeux.
 
C’est ainsi que les magistrats de la Chambre régionale des Comptes ont découvert que le fils du président de l’association, le Dr Kichenin, avait été embauché par l’AURAR d’abord sous forme de CDD de 18 mois. Avant de voir, quatre mois plus tard, son CDD transformé en CDI, avec une augmentation de 34% à la clé, lui permettant de toucher plus de 7.000€ par mois ! Étonnez-vous ensuite que le papa ne pose pas de questions trop dérangeantes à la directrice générale sur sa gestion !
 
Et je le rappelle parce qu’on aurait peut-être tendance à l’oublier, tout cet argent dilapidé, comme dans le cas des SPL et des SEM, est de l’argent public…
 
Il serait temps que cela cesse !

 

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