Philippe Naillet dénonce la suppression de la priorité ultramarine pour la mobilité des Conseillers pénitentiaires d’insertion et de probation

La décision de supprimer la priorité ultramarine pour les Conseillers Pénitentiaires d’Insertion et de Probation inquiète Philippe Naillet. Dans une lettre adressée au ministre de la Justice, le député de la 1ère circonscription met en avant les difficultés humaines et professionnelles de ces agents, éloignés de leurs familles et de leur territoire d’origine.
Dans un courrier adressé au ministre de la Justice, Gérald Darmanin, le député de la 1ère circonscription, Philippe Naillet, a exprimé son opposition au projet de l’administration pénitentiaire visant à supprimer la priorité ultramarine pour la mobilité des Conseillers Pénitentiaires d’Insertion et de Probation (CIP). Une mesure qui, selon lui, risquerait de priver ces agents de leur droit à un retour dans leur territoire d’origine.
Une priorité légale pour l’Outre-mer
Philippe Naillet a rappelé que la loi du 28 février 2017 relative à l'Égalité-Réelle Outre-Mer (EROM) et l’article 60 de la loi du 11 janvier 1984 sur la fonction publique d’État posent le principe des Centres des Intérêts Matériels et Moraux (CIMM). Ces textes législatifs permettent de donner priorité aux fonctionnaires d’Outre-mer, afin de favoriser leur retour dans leurs territoires d’origine, en tenant compte de leurs liens affectifs et familiaux. Cette mesure vise à répondre aux besoins spécifiques des agents ultramarins qui, après plusieurs années passées dans l’Hexagone, souhaitent retourner dans leurs régions d’origine, là où ils peuvent mieux concilier vie personnelle et professionnelle.
La suppression de la priorité ultramarine : une injustice selon le député
Cependant, le député a récemment été informé par le syndicat UFAP UNSa Justice que la Direction de l’Administration Pénitentiaire (DAP) a décidé de supprimer cette priorité ultramarine au profit d’un système de cotation par points. Ce changement risque de désavantager les Conseillers Pénitentiaires d’Insertion et de Probation (CIP) justifiant d’un CIMM, notamment pour les mutations vers les postes dans les Départements et Régions d’Outre-mer (DROM-COM).
Philippe Naillet souligne qu’il serait particulièrement injuste de priver ces agents de leur droit à un retour sur leur territoire d’origine après des années de service, "dans un domaine où ils sont quotidiennement confrontés à une forte pression, ainsi qu’à l’éloignement et au manque affectif des leurs".
Appel à maintenir la priorité ultramarine
Le député demande ainsi au ministre de la Justice d’intervenir auprès de la DAP pour annuler cette suppression, qui, selon lui, nuirait à l’efficacité des fonctionnaires concernés. Ces derniers, a-t-il ajouté, "disposent de fait, d’une bonne connaissance du terrain et par la même occasion, sont plus en capacité de servir la politique pénitentiaire dans les DROM-COM et la réinsertion des détenus dans ces territoires".
Philippe Naillet conclut en exprimant sa confiance en Gérald Darmanin pour faire avancer ce dossier, en faveur des agents ultramarins et de la politique pénitentiaire dans les territoires d’Outre-mer.


