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Pétage de plombs lors d'une dispute, il menace de brûler la maison familiale

Ecrit par L.C – le mercredi 20 mai 2026 à 08H26

Un jeune Portois était jugé pour des violences et des menaces à l'égard de sa mère. Après une prise de stupéfiants et une violente dispute avec sa soeur, il a menacé de brûler la maison.

C'est quelque peu agité qu'Ismaïd D. est amené à la barre du tribunal de Saint-Denis. Le grand homme conteste énergiquement les faits qui lui sont reprochés. Et que lui reproche-t-on ? Dans la nuit du 15, au Port, la police est contactée pour une dispute familiale.

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Sur place, Ismaïd D. se montre d'une rare virulence. Ses proches expliquent qu'une dispute a éclaté entre lui et sa soeur. Le sujet initial n'est pas évoqué au tribunal, mais on connaît la suite. Le jeune homme s'est énervé, explosant la vitre d'une table en verre, balançant une bouteille de Coca-Cola à sa mère avant de menacer de cramer la maison.

Un simple malentendu

C'est en tout cas la version donnée par son entourage, car Ismaïd D. en donne une tout autre. D'après lui, il a tout à fait le droit de détruire la table qu'il "a achetée". Concernant la bouteille de soda, un simple accident. Les menaces d'incendie ? L'homme assure qu'il ne parlait pas de la maison mais de ses propres affaires.

À l'entendre, tout n'est que mensonge contre sa personne ! D'ailleurs, il prend pour preuve l'absence de sa mère et de sa soeur au tribunal : selon lui, elles n'assument pas "leurs mensonges". Une fois n'est pas coutume, la procureure ne l'entend pas de cette oreille.

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En effet, Ismaïd D. est jugé en récidive. Toujours sous le coup d'un sursis probatoire, il possède 8 mentions à son casier judiciaire. Qui plus est, lui dit consommer de la cocaïne (ce qui serait la source du conflit), alors que sa soeur a plutôt décrit une consommation de crack (cuillère et briquet).

Un passé qui pèse lourd

En attendant, le ministère public tend plutôt à se fier aux différentes auditions des membres de sa famille présents ce soir-là. La procureure s'appuie sur le fait qu'Ismaïd D., grand amateur de stupéfiants et intolérant à la frustration, a cru pouvoir faire sa loi. Elle relate que le soir des faits, la mère de l'homme revenait du CHOR après y avoir accompagné son mari, malade.

En rentrant, elle s'est retrouvée confrontée au déferlement de haine de son fils. Un homme au passé violent, déjà condamné pour des violences conjugales et dont le juge d'application des peines avait refusé tout aménagement. Elle requiert 2 ans de prison dont 6 mois avec sursis et une interdiction de paraître au domicile.

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La défense reprend les mêmes arguments que son client, à savoir l'absence de caractère menaçant dans ses propos : selon la robe noire, seule la mère déclare qu'il souhaitait mettre le feu à la maison. Ce n'est que lors d'une deuxième audition que le reste de la famille évoque les menaces.

Des arguments qui peinent à convaincre : le tribunal le condamne à une peine de 14 mois avec maintien en détention, et une interdiction de paraître au domicile pour une durée de 3 ans.

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