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Percée de LFI, suspense à Paris, Lyon et Marseille, écologistes fragilisés… Ce qu’il faut retenir du premier tour au niveau national

Ecrit par Zinfos974 – le lundi 16 mars 2026 à 11H07

Près de 48,7 millions d’électeurs étaient appelés aux urnes dimanche 15 mars pour le premier tour des élections municipales dans les 34.875 communes de France. Si la participation progresse nettement par rapport à 2020, elle reste inférieure à celle de 2014. Dans plusieurs grandes villes, les résultats serrés annoncent un second tour très ouvert.

Le premier tour des élections municipales a mobilisé environ 56 % des électeurs dimanche 15 mars, selon une estimation Ipsos-BVA pour France Télévisions, Radio France et LCP-Public Sénat. Une participation en nette hausse par rapport au scrutin de 2020 (44,66 %), organisé au début de la crise sanitaire, mais qui reste inférieure au niveau observé en 2014 (63,55 %).

Dans plusieurs grandes villes, le suspense reste entier à l’issue de ce premier tour. À Lyon, le maire écologiste sortant Grégory Doucet arrive légèrement en tête avec 37,36 % des suffrages, devant l’ancien président de l’Olympique lyonnais Jean-Michel Aulas, crédité de 36,78 %. La candidate de La France insoumise Anaïs Belouassa-Cherifi atteint 10,41 % et peut se maintenir au second tour, promettant une triangulaire disputée.

À Marseille, la bataille s’annonce tout aussi serrée

À Paris, le socialiste Emmanuel Grégoire prend une nette avance avec 37,98 % des voix. Il devance Rachida Dati, soutenue par Les Républicains et le MoDem, qui recueille 25,46 %. Derrière, la candidate insoumise Sophia Chikirou (11,72 %) et le candidat soutenu par Horizons et Renaissance Pierre-Yves Bournazel (11,34 %) se qualifient également pour le second tour. La candidate Reconquête Sarah Knafo franchit de justesse la barre des 10 %, ouvrant la perspective d’une rare quinquangulaire dans la capitale.

À Marseille, la bataille s’annonce tout aussi serrée. Le maire sortant Benoît Payan (PS) arrive en tête avec 36,7 %, talonné par le candidat du Rassemblement national Franck Allisio, crédité de 35,02 %. Derrière eux, la candidate divers droite Martine Vassal (12,41 %) et le candidat LFI Sébastien Delogu (11,94 %) pourraient également jouer un rôle décisif dans la configuration du second tour.

À Lille, la situation reste très ouverte. Le maire socialiste sortant Arnaud Deslandes obtient 26,26 % des suffrages, devant la candidate de La France insoumise Lahouaria Addouche (23,36 %). L’écologiste Stéphane Baly suit avec 17,75 %, tandis que la candidate Renaissance Violette Spillebout (11,14 %) et le candidat RN Mathieu Valet (10,92 %) sont eux aussi en position de se maintenir.

Le Rassemblement national met en avant plusieurs succès dès le premier tour

Sur le plan national, La France insoumise revendique une progression significative. Son coordinateur Manuel Bompard s’est félicité d’une présence annoncée dans « des centaines de seconds tours ». Dans certaines villes, les candidats du mouvement arrivent en tête, à l’image du député David Guiraud à Roubaix, qui frôle les 46 % des voix.

Le Rassemblement national met également en avant plusieurs succès dès le premier tour. Louis Aliot a été réélu à Perpignan avec plus de 50 % des suffrages, tout comme certains maires sortants du parti dans leurs communes. Le président du RN Jordan Bardella a appelé à des rapprochements avec « des listes de droite sincères » en vue du second tour.

Pas d'accord PS - LFI pour le second tour

À gauche, les lignes de fracture restent toutefois visibles. Le premier secrétaire du Parti socialiste Olivier Faure s’est félicité de voir ses candidats en tête dans plusieurs grandes villes, mais a exclu tout accord national avec La France insoumise pour le second tour.

Du côté de la majorité présidentielle, Gabriel Attal a lui aussi fixé une ligne claire : aucune alliance avec le RN ou avec LFI. Le secrétaire général de Renaissance se félicite néanmoins de voir son parti franchir la barre des cent maires élus dès le premier tour, signe selon lui d’un ancrage territorial qui se renforce.

Enfin, Les Républicains espèrent encore transformer l’essai au second tour. Leur chef Bruno Retailleau a appelé à « un grand rassemblement de la droite » afin de faire basculer plusieurs villes.

Reste désormais une semaine de négociations et d’alliances possibles avant le second tour prévu le 22 mars. Dans de nombreuses grandes villes, les équilibres politiques restent fragiles et les configurations d’entre-deux-tours pourraient rebattre les cartes.

Etiquettes : Municipales 2026

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