Patrick Bruel visé par trois nouvelles plaintes, dont deux pour viol

Trois nouvelles plaintes ont été déposées contre le chanteur et comédien Patrick Bruel, déjà mis en examen dans plusieurs dossiers de violences sexuelles. Deux concernent des accusations de viol et une troisième dénonce une agression sexuelle sur mineure, selon des informations révélées par Mediapart et confirmées à l'AFP par les avocats des plaignantes.
Les plaintes ont été déposées les jeudi 25 juin et mercredi 1er juillet auprès du doyen des juges d'instruction de Nanterre. Elles sont portées par trois femmes qui dénoncent des faits survenus entre 1992 et 2014.
L'une des plaignantes accuse l'artiste d'un viol qui aurait été commis en 2014, en marge d'un événement international de poker. Ces faits ne seraient pas prescrits. Une deuxième femme dénonce un viol ainsi qu'une tentative de viol qui auraient eu lieu dans les années 2000.
Lire aussi : Patrick Bruel : deux nouvelles plaintes pour des violences sexuelles, dont une en marge d’un festival à La Réunion
Mis en examen en juin dernier
La troisième plainte concerne une agression sexuelle présumée commise en septembre 1992 à New York. La plaignante affirme qu'elle était alors âgée de 15 ans et bénévole à l'occasion de l'US Open.
Contactés par l'AFP, les avocats de Patrick Bruel contestent l'ensemble des accusations. Ils affirment que leur client répondra à « ces accusations fausses dans le seul cadre pertinent et adapté : la justice si elle est saisie de ces faits », estimant que « seule l'autorité judiciaire est aujourd'hui à même d'établir les faits dans une affaire constamment polluée par le bruit médiatique ».
Neuf dossiers
Âgé de 67 ans, Patrick Bruel est déjà mis en examen depuis le mois de juin dans quatre affaires distinctes portant sur des faits présumés de viol, tentative de viol, agression sexuelle, harcèlement sexuel et harcèlement. Il bénéficie par ailleurs du statut de témoin assisté dans quatre autres dossiers.
Enfin, un neuvième dossier, portant sur une accusation de viol à Grenoble en 2000, avait été classé en raison de la prescription des faits. L'avocate de la plaignante a toutefois fait appel de cette décision afin de contester cette prescription, une information également révélée par Mediapart et confirmée à l'AFP.


