Parc national : un sérieux problème de gouvernance
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La presse a rendu compte ces dernières semaines des nouveaux dérapages dans l’action et les projets du parc national :
l’accès aux éruptions prochainement payant,
l’accès à certaines randonnées dans l’enclos prochainement payant,
l’instauration d’indemnités pharaoniques de logement (3000 € mensuels !) au directeur
des délégations de pouvoirs au directeur qui s’apparentent de fait aux "pleins pouvoirs", donc à l’autodissolution (démission ?) du conseil d’administration
Dans le même temps, le SCOT Grand Sud, soumis actuellement à consultation du public dans la plus grande discrétion, annonce la privatisation de la piste du volcan : du Pas des Sables au Pas de Bellecombe, pour l’encaissement d’un droit de passage par navette obligatoire et l’installations de boutiques. Une poignée d’individus ont donc pris le contrôle de nos derniers espaces naturels pour s’en partager les bénéfices au détriment de l’intérêt public sans qu’il puisse y avoir le moindre contrôle, la moindre régulation. Au fait, où sont passées les observations de l’Association Citoyenne de Saint-Pierre, notées le 13 novembre 2008, en mairie de Saint-Pierre pourtant, sur les pages 1 et 2 du dossier de concertation du SCOT ? Encore une manipulation ?
On constate donc un sérieux problème de gouvernance au sein du Parc national et des dérives certaines dans ses missions de protection et d’accueil.
Les 27 mars 2009, le conseil d’administration (en grande partie les politiques locaux) a adopté 8 délégations de pouvoir au directeur et 24 délégations de pouvoir au bureau (14 personnes dont le noyau principal est composé de Philippe Berne, Paul Verges, Nassimah Dindar…)
Ainsi le conseil d’administration a choisi de signer des chèques en blanc entre autres, pou r:
les marchés et conventions qui n’ont pas besoin de passer par appels d’offres
les actions en justice et les transactions
les projets de contrat d’objectifs
la politique tarifaire du parc
la commission des appels d’offres
les demandes d’avis sur les plans locaux d’urbanisme, les schémas de cohérence territoriale
les demandes d’avis sur les petits et gros travaux au cœur du parc (les inutiles forages de la Plaine des Sables par exemple)
les demandes d’autorisation d’activités artisanales ou commerciales nouvelles
la fixation de l’indemnité du président du parc ("je te tiens, tu me tiens par la barbichette…")
On en vient donc à se demander le pourquoi de cette démission, et le choix des 88 membres du conseil d’administration de se cantonner à un rôle de potiche …
Le conseil d’administration du 7 décembre 2009 prévoit dans son ordre du jour l’examen du compte-rendu du CA du 30 octobre 2009, tenu sans quorum ! Celui-ci ne peut être validé.
Le parc va-t-il franchir une étape de plus, celle de l’illégalité ?
Pourtant à ce jour, ni la préfecture ni le ministère de tutelle n’ont réagi.
Jusqu’où ?
Jusqu'à quand ?
Pour l’Association Citoyenne de Saint-Pierre de la Réunion (France),
le président, Hoarau Gaëtan
Mail : [email protected]
Site internet : http://citoyennedestpierre.viabloga.com/


