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On croit rêver : Ratsiraka donne des leçons

Ecrit par zinfos974 – le vendredi 13 septembre 2013 à 10H51

Un médium, avant-hier soir, a reçu un message en direct de l’Enfer. Au bout du fil, Adolf Hitler. Vous imaginez sa surprise. Entre deux grésillements, dus aux flammes ou à la mauvaise communication, elle eut la surprise d’entendre la supplique suivante :
« Aimez-vous les uns les autres ! »

L’horrible ajouta qu’il venait de s’entretenir des malheurs du monde avec ses potes en monstruosité, Staline, Pol Pot, Mengitsu Haïlé Mariam, Pinochet, Videla, Ceaucescu, Mobutu, et autres humanistes. Ils étaient d’accord, c’est la compassion, l’empathie qui manquent le plus.
Ratsiraka, qui cherchait à cet instant les noms de ses quatre derniers partisans, est tombé sur la communication et cela lui a donné une idée de génie :
« Pourquoi pas moi ? » Et de se fendre illico d’une longue communication à la presse pour gémir sur son sort et, accessoirement, dire comment il convient de gérer un pays qu’il a réexpédié au moyen-âge !

Morceaux choisis : « La France s’est immiscée dans les affaires de la Grande Ile… Aujourd’hui on marche sur la tête… En deux trois ans l’autosuffisance en riz, sucre… Je ne suis pas en faveur des coups d’Etat… Je suis un combattant de la liberté… J’ai rendu quelques services… »
Vous me direz : mieux vaut entendre ça que d’être sourd. Pour reprendre quelques-unes de ses élucubrations… L’ingérence ne le gênait pas vraiment quand Chirac l’a aidé à se maintenir au pouvoir sous le fabuleux prétexte qu’il était le garant de la stabilité de son pays. Il est vrai que lorsqu’il n’y a plus d’opposant vivant ou en liberté, un pays peut être considéré comme stable.

« On marche sur la tête ? » Quand il a confié la gestion des porcheries de la Sakay aux Libyens, il marchait droit ? Je n’ai rien contre les Bédouins, gens fort estimables ; mais confier des porcheries à des musulmans relève de la légèreté.

Donner les mines de saphir de Tolagnaro (Fort-Dauphin) aux Allemands (pas un sou ne profite aux Malgaches) et les diamants d’Ilakaka à la mafia asiatique est la définition même d’une saine gestion économique. Le plus tordant est son couplet sur la liberté. Pour libérer son pays, il avait permis à sa Garde Noire coréenne de le mettre en coupe réglée ! Ces Macoutes mangeaient, buvaient, tuaient, violaient en toute impunité. Il a fallu que les Kungfus mettent le feu à leur tanière (sous la gare de Tana) et lui renvoie quelques-uns de ses assassins en menus morceaux pour que les Coréens du Nord s’en aillent la trouille au ventre !

Liberté encore avec la censure totale, l’interdiction de manifestation ou de rassemblement sur la voie publique ou en privé. L’autosuffisance ? Les pénuries sont justement nées sous son règne.

« Pas en faveur des coups d’Etat ». Il est justement arrivé au pouvoir à la faveur de l’un d’eux, juste après la mort du colonel Ratsimandrava, qui eut l’imprudence de se mettre sur le trajet d’une rafale de mitraillette venue d’on ne sait où…

Prochaine interview, Landru et l’égalité des sexes.

Jules Bénard

 

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