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NPNS 974 : "Trois jeunes rényoné la parti marron... à Sciences-Po Paris"

Ecrit par zinfos974 – le lundi 21 décembre 2009 à 17H08

Décembre 2009. L'association Femmes des Hauts, Femmes d'Outre Mer, comité 974 Ni Putes, Ni soumises, ont participé aux journées de débats :

Des débats vifs et passionnés, menés par la journaliste de I-Télé, Audrey Pulvar à Sciences-Po Paris, dans le cadre des universités populaires annuelles de Ni Putes Ni soumises.

Parmi les bénévoles de NPNS 974, Cédric Idmont, 23 ans, bénévole militant, originaire de Cilaos qui, pour la première fois a quitté le cirque pour la Métropole, mais aussi Sophia Castaingt et Julien Gauthier, militants engagés pour la mixité, la laïcité et l'égalité des chances.

Ces universités populaires ont été l'occasion d'envoyer un signe fort:

Sciences-Po s'est ouverte depuis quelques années aux jeunes des quartiers populaires. Dans cette lignée d'ouverture, cette grande école a invité, à travers le mouvement "ni putes ni soumises", les jeunes, mais aussi les femmes et les hommes des quartiers populaires à venir s'exprimer, là ou l'élite de la Nation est formé au plus haut niveau de responsabilité pour l'intérêt général.

Au programme, des débats s'articulant autour de sujets d'actualité comme:

- la lutte contre les discriminations pour repolitiser la société et faire vivre le féminisme
- la présence des femmes des classes populaires en politique
- dire non à la burqua : un combat universel pour le droit des femmes

Les travaux ont été mené en présence de Lubna Al Hussein, journaliste, condamnée à 40 coups de fouet au Soudan pour avoir porté un pantalon.

A noter également la présence d'Elisabeth Badinter, philosophe, Amal Basha, qui fait parti des 30 féministes refusant la burqua au Yemen (elles sont 99,9% à subir le port du voile intégral), Danielle Hoffman , vice présidente de la Mission d'information sur la pratique du port du voile intégral sur le territoire national.

Parmi ces grands témoins, Wassila Tamzali, philosophe et auteure d' "Une femme en colère", a rappelé que derrière la question du port de la burqua, "une histoire de chiffons", comme elle l'a indiqué, se cachait en fait bien d'autres problématiques indignes, comme par exemple, le marquage obsessionnel et possessionnel des hommes.

Ces grands témoins ont rappelé également que ces 20 dernières années, s'était installé un véritable consensus international de la "pétro burqua, issue de l'Arabie Saoudite et qu'au final, la clé du problème était entre les mains des européens musulmans silencieux, une majorité timorée qui ne doit pas se laisser intimider par des menaces de guerre de culture mais qui doit s'exprimer et prendre position pour transmettre la laïcité aux femmes et aux hommes du monde entier."

A noter également des échanges fructueux entre Julien Gauthier, responsable des ateliers jeunes de NPNS 974, avec des chefs d'entreprise pour mutualiser les ressources et les moyens des entreprises et associations à la Réunion, en cette période de crise.

Des travaux qui ont redéfini le pacte social et qui vont soutenir la Grande Cause Nationale contre les violences faites aux femmes en 2010.Ensemble les militants, comités, féministes, laïques, politiques et citoyens ont rappelé aussi l'importance pour les femmes de s'investir jusqu'au plus haut sommet de l'État.

Sophia Castaingt, lors de la tribune consacrée aux 40 ans du MLF, avec Francoise Picq (co-fondatrice du MLF),a appelé à repolitiser la société : "permettre une réelle égalité des chances, c'est avant tout permettre l'accès au savoir pour tous. Lire et écrire, un défi pour beaucoup de nos jeunes générations dans nos quartiers populaires à la Réunion, mais aussi une chance supplémentaire de redéfinir un nouvel ordre social. Les jeunes et les femmes ne doivent plus hésiter à s'engager en politique pour défendre la diversité des quartiers et leurs idées."

Le féminisme d'urgence est en marche, à nous de nous en emparer et de nous en saisir pour redéfinir une société réunionnaise, qui, à l'avenir, ne doit plus se construire, en oubliant les femmes, et les classes populaires

Enfin, en cette veille des fêtes de fin d'année, le comité de NPNS Réunion se félicite de l'organisation par le préfet Pierre Henry-Maccionni, vendredi dernier, d'une visite organisée dans les services de police et de gendarmerie.C'est un premier pas dans la demande de NPNS 974. Le comité restera vigilant, pour plus de cohésion entre les acteurs militants et les pouvoirs publics dans le travail de construction d'un guichet unique pour les victimes de violence.

 

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