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Notes de lecture : « Quatre livres, un auteur »

A force de lire, à force d’écrire je m’interrogeais à propos de Déborah Lévy « avais-je déjà rédigé une note de lecture à son propos ? » - « faut-il parler d’un seul livre ou des quatre en même temps ? », « comment donner aux lecteurs l’envie de lire ces ouvrages ? ». Bon ben je me lance !
Ecrit par Gilette Aho – le dimanche 18 août 2024 à 14H46

Des ouvrages que je n’ai de cesse de lire de relire tant que le charme, la poésie, l’harmonie des mots dans ces ouvrages me plongent dans un bonheur intense.

Déborah Lévy est Anglaise d’adoption. Elle est originaire d’Afrique du Sud. Vous découvrirez son parcours, ses parents, sa vie à travers ces quatre manuscrits ! Elle décrit avec légèreté et finesses les entraves de son quotidien depuis qu’elle a quitté son pays d’origine.

Dans «  Ce que je ne veux pas savoir » elle revient sur son enfance, son adolescence au pays de l’apartheid où son père, militant de l’ANC (mouvement contre l’apartheid) est mis en prison. Des anecdotes cruelles de ce monde fait de Noirs et Blancs.

Dans le « le coût de la vie » : elle raconte sa nouvelle vie après une séparation. D’une maison cossue, elle passe à un logement situé au sixième étage d’un immeuble en rénovation. Elle affronte les vicissitudes de sa nouvelle vie de mère seule au jour le jour avec sincérité et beaucoup de mises au point sur la relation entre les hommes et les femmes.

Dans son troisième opus « Etat des lieux » on assiste au départ de ses trois filles vers leur vie d’adulte et ce qui reste à l’auteur : bref, elle fait l’état des lieux de sa nouvelle vie.

Dans « La position de la cuillère » Déborah Lévy nous livre pêle-mêle des portraits des écrivains, des artistes qui ont influencé sa vie d’auteur.

Ponctuées par des notes des écrivaines telles que Marguerite Duras, Simone de Beauvoir, Adrienne Rich, Emily Dickinson qui ont compté dans sa vie (l’auteur apprécient l’écriture au féminin) ses récits sont comme un nouveau maillon de la chaîne porté sur la condition des femmes au fil des décennies.

Dans son refuge, prêté par une amie : un cabanon de jardin délabré devient son espace pour écrire, elle se penche sur sa vie passée tout en menant des recherches sur le mythe Méduse « une femme très puissante et très contrariée » « il parle d’une femme qui renvoie le regard masculin au lieu de s’en détournée et il se termine par la décapitation cruelle de cette femme, sa tête (l’esprit, la subjectivité) séparée de son corps – comme si sa puissance était trop menaçante ».

Lire (ou mieux dévorer) les récits de Déborah Levy est impératif, voire nécessaire afin de comprendre la place de la femme dans la société d’aujourd’hui à travers « son autobiographie en mouvement » comme elle l’écrit.

Son écriture est remplie d’élégance, de tendresse. Elle est véritablement « spirituelle » c’est-à-dire pleine d’humour mêlée à une lucidité éclatante.

QUATRE LIVRES :

Le coût de la vie

L’état des lieux

Ce que je ne veux pas savoir

La position de la cuillère

UN AUTEUR :

Déborah Lévy

Editions du sous-sol.

Etiquettes : Culture | Notes de lecture

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