Neuf chauffeurs de bus créoles à Paris pour transporter les sportifs des Jeux olympiques

Ils sont neuf à avoir "sauté la mer" pour aller renforcer les équipes de chauffeurs de bus de la région Ile de France en charge de transporter les sportifs des quatre coins du monde venus à Paris participer aux Jeux olympiques.
Lorsque leur employeur, la Transdev, le plus gros opérateur en matière de transports en commun de France et actionnaire entre autres de la Sodiparc à La Réunion, a publié une annonce disant qu'elle recherchait des chauffeurs volontaires pour venir en métropole pour la durée des Jeux, nos neufs chauffeurs de bus créoles ont sauté sur l'occasion, d'autant que Transdev proposait la prise en charge du billet d'avion, de l'hébergement, en sus d'une prime.
Voilà donc nos neuf Créoles à Paris à assurer tous les jours la ligne entre les gares de Versailles et son château jusqu’au site olympique de l’Étoile royale.
Qui dit Jeux olympiques dit sportifs de toutes nationalités pratiquant toutes les langues. Nos chauffeurs péï ne parlent pas un mot d'anglais, mais ils le compensent avec leurs sourires et leur gentillesse. Ce qui apparemment ne gène pas leurs interlocuteurs, selon Le Parisien.
Un point qui les amuse particulièrement, le fait d'être escortés tous les jours par des motards de la police, ce qui leur permet d'éviter les embouteillages tout en meur donnant l'impression d'être des stars. Karine a même avoué se prendre parfois pour Céline Dion...
Ils travaillent de 7h à 20h, ce qui ne leur laisse pas beaucoup de temps libre. Ils ont quand même réussi à visiter quelques monuments de Paris qu'ils ne voient en général qu'à la télé : la tour Eiffel, l'Arc de Triomphe, le château de Versailles...
La chaleur de l'été ne les dépayse pas trop, même s'ils avouent que la chaleur en France n'est pas la même qu'à La Réunion. Ils affirment ressentir davantage la sensation de chaud car il leur manque l'humidité qui n'est pas la même et la petite brise réunionnaise qui vient toujours atténuer un peu la sensation de canicule.
Et même à Paris, la fierté d'être Réunionnais est toujours présente. Et ils le montrent. Jocelyne s'assoit toujours sur une serviette aux couleurs de notre ile, tandis que Sylvie a accroché une guirlande de petits fanions bien visible pour signaler à tous ses passagers son appartenance.


