Netflix augmente ses tarifs : jusqu’à deux euros de plus par mois

À peine quelques mois après avoir ajusté ses prix aux États-Unis, Netflix applique la même stratégie en France. Le leader mondial du streaming vient d’annoncer une nouvelle augmentation tarifaire pour ses abonnés français, à l’occasion de la publication de ses résultats financiers du premier trimestre.
La formule Standard avec publicités, jusqu’ici proposée à 5,99 euros par mois, passe désormais à 7,99 euros. L’abonnement Standard sans pub grimpe lui aussi, de 13,49 à 14,99 euros. Enfin, le forfait Premium, qui permet de partager l’accès avec deux profils supplémentaires, atteint désormais 21,99 euros mensuels. A noter que l'offre "Essentiel", qui proposait un accès sans publicité sur un seul écran pour 10,99 € par mois, a été supprimée en 2024, laissant les abonnés avec des options plus coûteuses.
Cette décision intervient alors que la plateforme a dépassé les attentes du marché : avec un chiffre d’affaires dépassant les 10 milliards de dollars, en hausse de 12,5 % sur un an, et près de 2,9 milliards de dollars de bénéfice net sur les trois premiers mois de l’année. Pour le deuxième trimestre, Netflix prévoit même franchir la barre des 11 milliards de dollars.
Mais si les résultats sont bons, l’entreprise ne mise plus uniquement sur la croissance du nombre d’abonnés. Elle préfère désormais insister sur d'autres indicateurs comme le temps passé par les utilisateurs sur ses contenus. Depuis la fin 2024, la plateforme ne communique d'ailleurs plus sur l'évolution de son nombre d’abonnés, préférant mettre en avant la rentabilité.
Selon certains analystes, ce repositionnement coïncide avec le ralentissement des gains liés à la fin du partage de comptes, qui avait boosté les souscriptions en 2023. « Les plateformes cherchent désormais à maximiser le revenu par utilisateur plutôt qu'à séduire de nouveaux abonnés », observe Ross Benes, spécialiste du secteur.
La formule avec publicité, lancée en 2022, devient un levier stratégique central pour Netflix. Greg Peters, co-directeur général, affirmait en janvier dernier que les revenus publicitaires avaient doublé en un an, avec l’ambition de renouveler cet exploit en 2025.
Les abonnés, eux, doivent se préparer à une autre réalité : les hausses tarifaires pourraient devenir régulières.


