Népal et Tibet : près de 1 000 morts et plus de 4 400 disparus après les crues dévastatrices

Cinq jours après les crues qui ont frappé le Népal et la région chinoise du Tibet, le bilan humain continue de s’alourdir. Au moins 955 personnes ont perdu la vie et 4 471 sont toujours portées disparues. Les recherches se poursuivent dans des conditions particulièrement difficiles.
L’ampleur de la catastrophe se précise au fil des opérations de secours. Selon le dernier bilan communiqué lundi 31 août par les autorités népalaises, les crues ont fait 939 morts et 3 925 disparus dans le pays.
De l’autre côté de la frontière, les médias d’État chinois font état de 16 décès et de 546 personnes introuvables au Tibet. Au total, au moins 955 personnes sont mortes et 4 471 autres sont portées disparues.
Des centaines d’ouvriers potentiellement piégés
La situation est particulièrement préoccupante dans le district népalais de Rasuwa, l’un des secteurs les plus durement touchés. Des ouvriers travaillant sur le chantier d’une centrale électrique pourraient être bloqués à l’intérieur d’un tunnel.
« Sur les 576 personnes portées disparues de ce projet, on estime qu’environ 300 sont coincées uniquement dans le tunnel », indique l’Association des producteurs indépendants d’électricité du Népal, citée par franceinfo.
Les autorités n’ont pour l’heure pas réussi à établir de contact avec eux. D’autres travailleurs seraient également piégés sur plusieurs chantiers de barrages et sites hydroélectriques devenus inaccessibles.
Des zones toujours coupées du monde
Plus de 2 000 habitants sont recherchés dans les seuls districts de Nuwakot, Rasuwa et Makwanpur. Les autorités sont également sans nouvelles de 592 ressortissants étrangers et de 933 employés de centrales hydroélectriques ou ouvriers affectés à des chantiers de barrages.
Les routes détruites, les glissements de terrain et les importantes quantités de débris compliquent la progression des équipes de secours. Plusieurs secteurs demeurent coupés du reste du pays, empêchant encore l’établissement d’un bilan définitif.
Le Premier ministre népalais Balendra Shah a évoqué « une catastrophe naturelle déchirante ». Selon lui, « les crues dévastatrices du fleuve Koshi, dans le district de Rasuwa, ont rendu extrêmement difficile l’établissement d’un bilan complet des pertes humaines et matérielles ».


