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Nécessité d'une gouvernance mondiale vertueuse

- Courrier des lecteurs -
Ecrit par François-Michel Maugis – le mercredi 31 janvier 2024 à 06H50

Cette affirmation peut paraître choquante, exagérée, outrancière ou pessimiste : « Si la planète Terre n'est pas contrôlée, dirigée et organisée par une entité quelconque, l'humanité va se dissoudre dans les limbes du crime mondialisé ». Tentons donc de démontrer le contraire. Et ce n'est pas de gaité de cœur, croyez-moi. Né au cours de la deuxième guerre mondiale, et de nature curieuse, j'ai pu observer en France et dans de nombreux pays, des comportements, des évolutions, des manipulations, des situations et des tendances qui font, quelquefois, froid dans le dos. Il y aurait, semble-t-il, depuis quelque temps, dans certains milieux, une prise de conscience des graves dangers qui menacent notre humanité. La seule question que l'on peut se poser est la suivante : Cette prise de conscience sera-telle suffisante et atteindra-t-elle suffisamment d'humains suffisamment vite pour inverser la tendance. Car dans le cas contraire, c'est la possible fin de toutes les civilisations.

La finance a remplacé l'humain. Cette petite phrase n'a l'air de rien, mais elle résume parfaitement la situation. Autrement dit, et pour paraphraser ce qu'on affirme sans vergogne dans certains milieux : « aujourd'hui, tout s'achète, il suffit de mettre le prix ». Et lorsque l'on sait que la dynamique des grandes puissances financières du Monde, n'ont d'autres fonctions que celle d'augmenter leur capital, de se développer, de s'enrichir et de prospérer (le fameux « Toujours plus de François de Closets) on comprend vite les dangers d'une telle philosophie. Et lorsqu'en plus on sait qu'il faut beaucoup d'argent pour financer une campagne électorale, on comprend vite, également, les collusions qui immanquablement s'opèrent entre la finance et le pouvoir. En conclusion, et partant du principe que c'est celui qui paye qui a raison, on peut donc dire sans trop craindre de se tromper, que la plupart des dirigeants politique de ce monde sont, de près ou de loin, les marionnettes de la finance mondiale. Et derrière cette finance anonyme, qu'y a-t-il ? Quelques humains vertueux, sans doute, mais beaucoup d'ambitieux, de criminels, de fous (1), de manipulateurs, de menteurs, d'ogres, d'orgueilleux ou de pervers. Et s'ils ne l'étaient pas avant de réussir dans les affaires, ils le deviennent souvent.

Le drame, c'est que ce ne sont pas les plus vertueux qui tiennent le haut du pavé. On le sait maintenant, des moyens souterrains, secrets et sordides sont souvent employés par ces truands en col blanc. L'exemple le plus illustre qui a défrayé la chronique, c'est la fausse accusation concernant des armes de destructions massives qui ont permis une guerre non justifiée et qui ont permis ainsi à des hommes d'affaire de s'enrichir. Mais il s'agit là, bien sûr de l'arbre qui cache la forêt des turpitudes internationales. Donc, l'argent est capable de tout détruire, aussi bien des individus, des entreprises que des pays tout entiers. Et il n'y a plus, depuis longtemps, de barrières, pour empêcher ces crimes. Ce sont donc ces barrières qu'il faut rétablir. Le fonctionnement d'une humanité qui méprise les humains est quelque chose d'immoral, d'inacceptable et d'incompréhensible. Le mal étant mondial, il n'y a qu'une autorité mondiale vertueuse qui puisse mettre de l'ordre dans cette pagaille délétère.

François-Michel MAUGIS

  1. Le pouvoir et l'argent rendent fou : Mille chanteurs, philosophes, poètes, psychiatres, sages, etc. l'ont dit, chanté et crié sur tous les toits.
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