Nassimah Dindar a signé les premiers CDD avec les ex-salariés de l’ARAST

Nassimah Dindar est bien la plus forte. Ce petit bout de femme, tout menue, chahutée au moment de la liquidation judiciaire de l’ARAST, est en train de retourner la situation en sa faveur. Hier vers 17 heures, elle a signé les premiers des 1.000 CDD, créés le matin même au cours de l’assemblée plénière du Conseil général.
Elle avait à ses côtés, Jean-Claude Fidji, son vice-président habillé en prince indien, et Bachyl Vally, son délégué aux finances. Le premier paraphe apposé sur le contrat de Mme Boyer, Nassimah Dindar est revenue entre autres sur la mise en place du GIP – SAP (Groupement d’intérêt public des services à la personne).
L’information, c’est sans conteste le retour de la Région Réunion dans ce GIP – SAP. En effet au plus fort de la tourmente, le Conseil régional avait décidé de se retirer de la création de la future structure. La proximité des Régionales 2010 aidant, la collectivité régionale avait préféré laisser Nassimah Dindar, se débrouiller seule.
Jusqu’à ce jour, elle s’en sort bien, et même très bien. Ce n’est pas le cas pour la plupart des salariés de l’ARAST. Mais qui s'en soucie vraiment ?
L’autre élément intéressant de ce dossier, ce sera la présence d’un syndicaliste de la CGTR, gérant d’une société de prestations de services à la personne, à la société duquel le GIP – SAP, confiera dans quelques mois un budget pour remplir une partie des missions du Conseil général.
C’est ce même syndicaliste qui était sensé défendre les salariés de l’ARAST. Cela explique sans doute les insultes et les menaces qui ont été proférés à l’encontre d’une représentante syndicale également de la CGTR. Celle-ci avait d’ailleurs voulu déposer sa démission le jour même.
Tout ce contexte n’a profité qu’à une seule personne à ce jour, Nassimah Dindar. Demain, ça profitera aussi à un syndicaliste, et peut-être, plus tard, aux salariés de l’ARAST. Il serait bien qu'à ce moment là, l'appartenance syndicale n'entre pas en ligne de compte...


