Municipales 2026 : vers un mandat de sept ans pour les maires ?

Pour les élections municipales de 2026, l'exécutif envisage un allongement exceptionnel du mandat des maires élus en 2026, qui pourrait durer jusqu’en 2033. En cause : la superposition de plusieurs échéances électorales majeures en 2032, notamment la présidentielle et, potentiellement, les législatives.
Les maires élus lors des prochaines élections municipales prévues en mars 2026 pourraient ne pas exercer leur mandat durant six ans, mais bien plus. Le gouvernement étudie actuellement la possibilité de prolonger d’une année leur mandat, jusqu’en 2033. La raison : éviter une congestion électorale majeure en 2032, année au cours de laquelle doivent déjà se tenir la présidentielle et, potentiellement, les élections législatives.
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C’est un fait : organiser plusieurs scrutins d’importance nationale à quelques semaines d’intervalle pose de nombreux défis. Sur le plan logistique d’abord, pour les collectivités locales et les services de l’État chargés d’organiser les votes et de gérer les comptes de campagne. Mais aussi du point de vue démocratique : une sursollicitation des électeurs pourrait affecter la participation et brouiller les messages des différentes campagnes.
Pour ces raisons, l’idée d’un report des élections municipales de 2032 a commencé à émerger place Beauvau. Deux options sont évoquées par le ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau : organiser les municipales à l’automne 2032 ou bien prolonger le mandat des maires jusqu’au printemps 2033. Selon lui, c’est cette dernière hypothèse qui semble la plus probable à ce stade.
Une solution simple à mettre en œuvre
L’ajustement du calendrier électoral ne serait pas une première sous la Ve République. Les précédents sont nombreux. En 2020, le second tour des municipales avait été reporté de trois mois en raison de la crise sanitaire. Plus récemment, en 2021, une loi avait repoussé la fin du mandat des conseillers départementaux et régionaux à 2028, pour éviter le chevauchement avec la présidentielle de 2027.
Autre exemple : en 2007, les municipales avaient été reportées à 2008, pour la même raison. Le Conseil constitutionnel a d’ailleurs validé à plusieurs reprises de tels reports, jugeant qu’un décalage d’un an ne contrevenait pas au principe de périodicité raisonnable du suffrage.
Si une telle décision devait être prise, elle nécessiterait une loi ordinaire adoptée par le Parlement. Plusieurs membres du gouvernement, dont Françoise Gatel, ministre déléguée chargée de la Ruralité, plaident pour que le sujet soit rapidement tranché, avant même les municipales de 2026.
À La Réunion, la campagne municipale a déjà commencé dans de nombreuses de l'île où des maires et leurs opposants sont déjà entrés en lice. Mais l’idée d’une prolongation du mandat à sept ans pourrait bien aiguiser les appétits.


