Motifs impérieux maintenus pour Réunion-Maurice : Les agences de voyage reçues à la préfecture

Le Directeur de Cabinet du Préfet M Ottman Zair et M Gilbert Manciet, sous-préfet à la Relance, ont souhaité recevoir les acteurs des entreprises du tourisme et des agences de voyages. Ils ont reçu les délégués de AITL, suite au courrier envoyé au Préfet, sur la situation des Agences de voyages de la Réunion. Aucune autre instance représentative des agences de voyages et des réceptifs n’était présente.
La préfecture a exposé les raisons concernant la mise en zone rouge "écarlate" de l’Ile Maurice et de l’Afrique Australe. Elle a justifié du fait qu’à "Maurice les mesures mises en place ne permettent pas pour l’instant aux réunionnais de se rendre sur l’ile sœur et qu'il est préférable de limiter les échanges avec ce pays en raison d’une saturation plus rapide des services de réanimation de la Réunion. Les métropolitains vaccinés peuvent voyager car les capacités hospitalières de la métropole sont nettement plus importantes que sur le département de la Réunion".
Nous avons rappelé les taux d’incidences en métropole, les plans blancs dans nombre de régions et la circulation du virus depuis la métropole et dans notre île. La situation à Maurice étant assez similaire en terme de taux d’incidences que la métropole.
Nous avons échangé sur la nécessité de mettre en place des mesures spécifiques pour soutenir les agences de voyages réunionnaises qui sont privées de leurs principaux marchés en dehors du territoire métropolitain.
· Fonds d’aides spécifiques ; reconnaissance d’une fermeture administrative de fait depuis 20 mois pour celles ne pratiquant que la vente de forfaits voyages hors de la Réunion (-85% de C/A)
· Aides aux agences réceptives, dont la disparition des voyages combinés Maurice-Réunion, les prive de 30% de leur C/A
· Prises en charges de 10 jours de congés payés pour les salariés.
· Aides aux charges sociales des mandataires sociaux
· Maintien de l’activité partielle, sans tenir compte du chiffre d’affaire pour les mois de décembre et janvier prochain…
Le Directeur de Cabinet nous a assuré qu’il ferait remonter ces demandes tant auprès des ministères concernés, que du Conseil Interministériel de Crise.


